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  • Découvrez Les Abeilles de Dougoum

    Découvrez Les Abeilles de Dougoum

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  • Une nouvelle d’Alexis Lienard

    Une nouvelle d’Alexis Lienard

    DU SILENCE DES ABEILLES.
    À Kadidja …

    Cela fait maintenant 3 ans que Kadiga a quitté Dougoum. Son village. Sa terre. Ses abeilles. Son pays. Tout lui manque. Le sourire des enfants. Les larmes des mères. La faim. La soif. Le manque de tout, maintenant qu’elle vit dans l’abondance. Dans l’indécence. Dans la violence de l’Occident. C’est ce professeur. Cet homme blanc venu leur apporter médicaments et soutien, qui a conseillé à ses parents de l’envoyer étudier d’abord à la ville. Puis quand, avec d’impressionnants résultats, elle obtint son certificat d’étude, il lui parla de l’Université. Pas celle de Djibouti, non. L’université française, celle qui avait fait de lui un homme de science, de bonté, se disait-elle. Elle se rendit bien vite compte que les hommes comme celui-là sont rares dans ce pays qui jamais ne sera le sien, ce royaume de frelons, cet endroit qu’on appelle la France.
    Voilà maintenant trois ans donc. Trois ans qu’elle vit dans cette pièce exiguë qui a la prétention de se nommer «studio». Trois ans qu’elle alterne entre interminables journées de cours et nuits entières à travailler dans une station service en ruine, tenue par un homme ignoble qui l’exploite de toutes les manières qui soient. Et trois ans qu’elle ment. Qu’elle se ment à elle-même. Qu’elle ment à son ancien professeur, resté à Dougoum, ne revenant que trop peu dans sa terre natale. Qu’elle ment aussi, à ses parents. Vantant les mérites de ce pays, la France, pays de tous les possibles disait son père. Fatigue. Misère. Mensonge. Vulgaire vie qui est la sienne, et Kadiga se meurt. Noyée dans l’espoir et l’ambition. Elle se voit, souvent, le soir, alors qu’elle tombe de sommeil, revenir au pays. Triomphante. Elle descend de l’avion, le soleil brûle ses yeux, réchauffe son cœur. Ses parents sont restés au village, mais le professeur blanc l’attend. Il est venu avec sa voiture, la seule du village. Le trajet est long. Elle se perd dans les paysages. Ces étendues de libertés. Ces étendues de vie. Ils arrivent. Un attroupement se forme autour de l’auto. Des embrassades. Des rires. Cris du bonheur. Larme de joies. Ça sent le miel. Le cumin. L’encens. Une fête, pour elle. Puis elle se réveille.
    Kadiga est de retour derrière le comptoir de cette miteuse station de service. La lumière du néon l’aveugle. Les courants d’airs lui glacent le sang. Le regard fuyant, elle encaisse l’article du client qui attend depuis quelques minutes déjà qu’elle revienne à ses esprits. C’est Ibo. Tous les soirs, il vient acheter une carte téléphonique pour joindre sa famille. Des Somaliens résidant au sud de Djibouti. Il la salue. Elle prend des nouvelles. Tout le monde va bien, al hamdoulilah. Elle prend des nouvelles de la situation au pays aussi. Ses parents ne peuvent la renseigner sur ce sujet, alors elle compte sur Ibo. Le père d’Ibo est une grande figure de l’opposition. Non sans avoir conscience du prestige et du danger, Ibo n’en est pas peu fier. Les nouvelles sont mauvaises, toujours. Comment seraient-elles bonnes, quand le roi de la division refuse de quitter le palais. Quand le sultan de tous les excès trône dans les urnes. Le peuple est ingrat. Dangereux, parfois, lui dit Ibo. Elle acquiesce. Il s’en va. Solitude, encore. Les clients sont rares. Dieu merci, se dit-elle. L’angoisse est si grande quand l’infernale cloche de la porte sonne de toute son horreur. L’angoisse est grande, quand des « Bonsoir » viennent la tirer des songes à la douce odeur de musc et de santal qui la transportent au-delà des frontières de la nostalgie, du manque. Elle part, encore. Elle est à Tadjourah. Elle se baigne. Il fait chaud. Les enfants rient, vulgaires, heureux, les femmes se dénudent à peine, timidement. L’eau est fraîche.
    «Une carte Lycamobile. Et un paquet de Lucky Stricke.». Réveil. Un client. Il est beau, noir, grand. Ses traits lui sont familiers. Un Afar, je crois, se dit-elle. Elle ne l’a jamais vu. Cet endroit a ses habitués. Il n’est pas de ceux là. Intriguée, elle lui tend la carte, le paquet de cigarette. Il sourit. Elle baisse la tête, instinctivement. Malaise. Ses traits lui sont familiers, une Afar, pour sûr, se dit-il. Il improvise quelques mots, en somalien d’abord, puis finalement dans cette douce langue que Kadiga n’entend que trop peu depuis son départ. Des banalités. Mais tellement douces, tellement riches, tellement belles à l’oreille de Kadiga. Elle lui répond, des banalités, elle aussi. En afar, directement. Elle a fait une plaisanterie. Il rit. Elle se surprend à succomber à ce rire communicatif. Des éclats de rire inondent la froide boutique. Du safran, ce rire. Précieux, doux, vif, modérément éparpillé. Il paie. La salue. Il s’en va. Solitude, encore. Le lendemain, il revient. Et encore, ils rient. Encore, il va la sortir de ses doux rêves pour lui faire goûter au bonheur de l’instant partagé, si court soit-il. Encore, il achète une carte, un paquet de cigarette. Encore, elle lui tend le tabac et le petit bout de plastique. Et encore, des banalités. Encore il part, et toujours elle est seule.
    Un soir, elle décide qu’elle n’ira pas. Non. Elle ne passera pas une nuit de plus à attendre que la lune soit engloutie par le soleil dans ce cycle du temps qui passe ne faisant que la détruire un peu plus à mesure que sa peine s’allonge. Elle n’ira pas travailler, pas ce soir. Alors elle sort. Elle vit. S’en va manger goulûment la liberté. Elle se prend à rêver alors qu’elle marche timidement dans le centre de cette ville qu’elle connaît si peu, bien qu’y étant installée depuis trois ans. Elle entend les rires qui illuminent. Les voix qui s’élèvent. Les verres qui se brisent. Ivresse et maladresse. La nuit est douce. C’est l’été. Elle trébuche, le brouillard de ses pensées rend difficile tout déplacement. Elle trébuche en heurtant l’homme. Lui. Il est là. Noir, beau, grand. L’Afar de la station service. Il sent le tabac. Il s’excuse, l’aide à se relever. Il sourit, et, encore, elle baisse la tête. Malaise. Puis ils rient, dans la gêne, dans la fumée de cigarette, dans la douceur de la nuit, ils rient. Il s’étonne de la voir là. Elle lui raconte. Lui raconte tout. Sa vie ici, ce qu’elle était là bas. Il écoute. Dans la gêne. Le bonheur. Il l’écoute, tend l’oreille à cet impudique récit. Il étreint chaleureusement cette soudaine confiance. Prend ces confidences comme le timide baiser d’une enfant qui joue à faire la Dame. Puis elle s’arrête. Ne parle plus. Silence. Et malaise encore. Puis des rires, toujours. Lui ne dit rien. Elle l’aime, ce silence, cet homme. Elle aime cet homme dans le silence. De cet amour qui assourdit. De cet amour qui éteint le bruit de la vie, le battement du cœur en peine. De cet amour qui la transporte au delà des frontières du souvenir, de l’entendement. Et partout, maintenant elle va l’aimer. Car plus rien n’est, tout autour. Rien. Que lui. Elle oublie la France. Et oublie Dougoum. Elle oublie ses espoirs, ses déceptions. Elle n’entend plus les pleurs de sa mère. Le rire des enfants. L’ivresse de la ville. La cloche de la boutique. En ce soir d’été, Kadiga n’entend plus. Ne se souvient plus. Ne rêve plus. Elle aime. Et l’amour est transcendance.

    Alexis Lienard

  • Semaine de la Solidarité internationale à Dunkerque

    Semaine de la Solidarité internationale à Dunkerque

    Comme en 2015, l’Association France-Djibouti, dirigée par Zamzam Farah, a reçu l’Association des Abeilles de Dougoum à DUNKERQUE.

     

    Nous avons pu retrouver la Maison de Quartier des Glacis, et Philippe son président, avec un grand plaisir pour parler de notre action à Djibouti. 

     
     

    Déjà, en novembre 2015,

    à l’occasion de la semaine de la Solidarité internationale,

    Zamzam Farah, présidente de l’Association France-Djibouti

    avait invité l’association des Abeilles de Dougoum

    à participer à plusieurs manifestations…

     

        

    …dans la maison de quartier des Glacis pour une exposition artisanale…

    …pour des animations concernant la République de Djibouti et la région de Tadjourah en terre afar…

    …et pour un goûter convivial…

     La deuxième journée a été l’occasion d’apprendre, à tous les volontaires, la recette des « crêpes à la sauce »… 

    Après la troisième journée qui fut consacrée à un forum des Associations, la soirée du quatrième jour permit à 4 pays (Chine, Maroc, Comores et Djibouti) de présenter leur artisanat, leur alimentation, leurs vêtements traditionnels et leurs danses.  

  • Inspirations…

    Inspirations…

     

     

    « Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine. » 

    Pierre Rabhi, préface de l’essai « Vers la sobriété heureuse »

     
    Mais aussi…
     
     texte offert aux « Abeilles de Dougoum » par Nora d’Alger
     

    Prends ton sourire et donne-le à celui qui n’en a jamais eu,

    Prends un rayon de soleil et fais-lui percer les ténèbres,

    Découvre une source et purifie celui qui est dans la boue

    Prends une larme et dépose-la sur le visage de celui qui ne sait pas pleurer,

    Prends le courage et mets-le au cœur de celui qui ne peut plus lutter,

    Découvre un sens à la vie et partage-le avec celui qui ne sait plus où il va,

    Prends dans tes mains l’espérance et vis dans la lumière de ses rayons,

    Prends la bonté et donne-la à celui qui ne sait pas donner,

    Découvre l’amour et fais-le connaitre à tous.

     

  • Réparation de l’unique voiture du village

    Réparation de l’unique voiture du village


    Les dons sur http://fr.ulule.com/djibouti/ ont atteint l’objectif de 1000€ Merci !

    Rappel des faits :

    En mai 2014, Kamil Gilani, âgé de 4 mois, présente des difficultés à respirer. Il faut l’emmener à l’hôpital de toute urgence.

    Tadjourah, la ville la plus proche, est à 20 km.  Les habitants tentent de démarrer la voiture, en vain.

    Faute de soins appropriés, Kamil décède peu après. Il souffrait d’une bronchite qui aurait pu être prise  en charge à Tadjourah.

    Pièces à changer sur la voiture en décembre 2014 : 

     

    Actions menées par l’association :

    Pourquoi c’est important :

    Par vos dons, vous pouvez nous aider à dire « NON » à l’isolement du village de Dougoum

    et donc à la vulnérabilité de ses habitants.

    Au-delà de l’aspect critique de l’urgence médicale,

    une voiture en état de rouler

    c’est également une possibilité de développement :

    le commerce de produits artisanaux avec la ville,

    des déplacements moins coûteux,

    une sécurité en cas d’urgence

    et un lien entre les communautés de la région.

  • Visites à La Rochelle,

    Visites à La Rochelle,

    Les personnes très âgées s’intéressent aussi à Dougoum

    Visite à la maison de retraite des Boucholeurs et de Châtelaillon-Plage

    Une autre visite à la maison de retraite « La Rose des Vents » de L’Houmeau

    Plusieurs mamans racontent que leur mari ou leur fils

    est passé à Djibouti.

    Ces conférences nous ont permis de recevoir un don important de la part de l’organisme gestionnaire.

  • Le premier match de foot

    Le premier match de foot

    Devant l’école, nous avons tracé les limites du terrain de foot, qui servira également de lieu de rassemblement pour les mariages ou les visites officielles.


    Un ballon en mousse est absolument nécessaire

    car il doit résister aux épineux.

     

    Il faut, pour commencer,

    bien comprendre les règles du jeu !

     

    Et le premier match peut commencer.

     

    Les mamans meurent d’envie de participer.

  • Témoignages d’ados

    Témoignages d’ados

     Luc Haguet (12 ans) raconte un weekend à Dougoum.
           Quand je suis arrivé à Dougoum, j’ai été très content car les habitants se sont montrés aussitôt très gentils.
         Hasna, une jeune femme, nous a accueillis chez elle et nous a préparé un bon repas. C’était un grand sacrifice de sa part car les gens de ce village ne mangent pas toujours à leur faim. Cela  m’a touché.
         Puis, avec les enfants, nous avons visité les alentours et les jardins. Le soir, nous avons dormi à la belle étoile.
        Le samedi matin, après le petit déjeuner,  nous avons entrepris une longue balade en montagne à la recherche de légendes oubliées.
       L’après-midi nous avons distribué  aux villageois tous les objets que nous avions apportés et qui étaient offerts par les élèves de la Nativité.
       Le dimanche, après une dernière promenade, nous avons dit au revoir à tout le monde. Les enfants nous ont chanté quelques refrains et les grands nous faisaient au revoir de la main. J’ai beaucoup apprécié ce geste. Et j’ai beaucoup aimé ce séjour de découvertes.
     
    Nouradine (12 ans) raconte son weekend à Dougoum.
                  Dougoum est un joli petit village avec des gens aimables. J’ai beaucoup aimé leur cuisine. J’ai rencontré un jeune garçon, Daoud, 12 ans, collégien à Tadjourah. Il nous a fait visiter  le coin.
               Hasna qui parle bien le Français, nous a fait voir les ruches et les jardins. Un adulte, Daoud, nommé responsable par l’imam, nous a montré le trou à ordures et le dépôt pour les piles électriques qui sont dangereuses pour la nature. Avec Abdo, nous avons regardé le fond du puits malheureusement presque à sec.
                  J’ai beaucoup aimé la marche avec Monsieur Yasine. On a gravi une montagne où il y avait beaucoup de cavernes et de nombreux acacias. La vue sur l’oued et sur le village est magnifique.  Mais les légendes sont terribles et me faisaient dresser les cheveux sur la tête !
                 Puis on a distribué les vêtements, les aliments, les chaussures et les jouets, avec Mesdames Karine et Marie France. Toutes les familles étaient heureuses et nous ont remerciés.
                  On pouvait dormir et manger dans les daboïtas, mais on a préféré dormir à la belle étoile. C’était le moment de la pleine lune, on y voyait comme en plein jour.
    On a mangé des spaghettis à la tomate, du riz aux aromates, du cabri aux oignons. Le plus étrange, c’était la sauce au poisson au petit déjeuner.
                  Les gens de Dougoum sont aimables et j’aimerais revenir les voir pour les aider davantage. Si je peux, je leur porterai du thé, du riz et des habits pour les bébés.

                Je remercie Monsieur Jean Marie et les professeurs qui nous ont accompagnés, ainsi que notre directeur qui nous a proposé ce voyage utile.

    Fatouma Ali raconte sa découverte de Dougoum.
              Dougoum est un village où tout le monde sourit. Les enfants sont nombreux et très actifs.

           J’ai vraiment beaucoup aimé distribuer aux gens des aliments et des vêtements : des samaras, des dessous… Le sourire était sur toutes les bouches.
           Ce village a une richesse : le miel. Mais malheureusement ils n’ont pas de matériel. Monsieur Jean Marie leur apprend les techniques et leur donne des outils. Bientôt on pourra  mettre du miel du Day sur nos galettes ou sur notre pain.
         Ce village est beau : il est propre et les jardins sont bien verts. Mais le problème le plus grave, c’est qu’ils vont manquer d’eau s’il ne pleut pas !
         Chaque famille aimerait cultiver un tout petit jardin pour améliorer l’alimentation de chacun.
          Je vous demande de leur rendre un service en adhérant à l’Association des Abeilles de Dougoum.
  • Les membres fondateurs de l’association

    Les membres fondateurs de l’association

    C’est en janvier 2012 que nos chemins se sont croisés. Nous nous sommes retrouvés à plusieurs: amitié, affinités, intérêt pour les habitants du pays…

    Yacine (écrire Yasine)

    Professeur de CE2 à La Nativité. Il est profondément musulman, convaincu mais tolérant et pratiquant. Passionné, il aime la culture japonaise. C’est un homme de défis. C’est lui qui a découvert Dougoum et en a parlé autour de lui. Il s’est consacré à la réfection de la mosquée et à la propreté du village. De retour en France, il s’est lancé dans l’étude des langues orientales, puis dans l’action syndicale.

     

    Jean-Marie

    Professeur de Français en 3ème. Amoureux de la Nature, il pratique autant la voile que la montagne et autant la marche que le vélo, toujours en compagnie de son épouse Marie France. Il a déjà enseigné à Djibouti en 1978 et 1979. Ce sont ses connaissances en apiculture qui l’ont rapproché de Yasine et donc de Dougoum. Il a créé l’association et s’est investi dans le problème de l’eau.

     

    Marie France

    Professeur en CE2 et conseillère pédagogique en maternelle, elle a dirigé plusieurs établissements en France. Mère de trois enfants, elle a toujours fait preuve de bon sens et de dynamisme. Elle s’est énormément investie dans l’aide aux femmes: vente de l’artisanat, collecte de médicaments et de vêtements, santé. Elle travaille surtout  pour l’école du village et l’instruction des femmes.

     
     

    Karine

    Professeur documentaliste au collège. Elle ouvre son coeur à toutes les découvertes. Son naturel chaleureux lui a permis de se faire beaucoup d’amis en Bretagne et en région parisienne, au Canada et à Djibouti. Elle s’est spécialisée dans la collecte de vêtements et de nourriture pour les enfants de Dougoum. Elle y a commencé un atelier de peinture et de perles. De retour en France, elle travaille à la médiathèque de Saint Malo.

     

     
    Mais aussi : Aurélie
     
     
     
    Mélanie
     
     
     
    Thierry et Geneviève
     
     
     
    Hasna