Catégorie : Instruction

Instruction

  • L’expérience de Philippe Hérat

    L’expérience de Philippe Hérat

     

    Philippe Hérat nous envoie ce récit en témoignage de son séjour à Dougoum:

    « La veille de mon dernier jour passé à Djibouti, avant de retourner en France, je descends du bac de Tadjourah. J’ai deux gros sacs et je dois marcher le long de la digue de l’Escale pour trouver un taxi. Une main se pose sur l’un des sacs, me l’arrachant presque. Je me retourne brutalement : une femme voilée de noir de la tête aux pieds, dont seul les yeux sont visibles à travers une fente du tissu, me dit : « Philippe, n’aie pas peur, c’est la Grande Hasna, de Dougoum ; je vais t’aider à porter ton sac ! ».

     

    Belle fin de voyage que cette rencontre. Elle résume à elle seule les bonheurs et les contradictions que j’ai vécus pendant dix jours au contact de villageois pleins de gentillesse et d’attentions.

    J’étais venu à Dougoum pour découvrir un village, ses habitants et les intervenants des Abeilles venus de France : c’est un bien bel endroit que Dougoum, vivant, propre, aménagé avec soin : un village Afar agréable et accueillant.

     

    Il y aurait tant à raconter à propos des villageois : Ils m’ont reçu avec la plus grande gentillesse et ont toujours fait preuve d’une grande attention à mon (et à notre) égard.

     

    Quant à l’équipe des Abeilles qui a accepté que je passe quelques jours avec eux à Dougoum avant de me rendre à Mouddo, Jean-Marie, Marie-France, Marie-Luce et Marc ont fait tout leur possible pour participer activement à la vie du village et pour aider les habitants en fonction de leurs compétences. Leur exemple a été pour moi source d’admiration et d’enrichissement.

    Un dernier mot concernant l’école : comment ne pas être admiratif devant ces hommes et ces femmes avides de connaissances et d’apprentissages…

    Nous regorgeons de richesses souvent inutiles alors qu’ils se contentent du nécessaire et font preuve d’une sagesse et d’un esprit d’entraide qui ne peuvent que nous laisser admiratifs.

    Une bien belle expérience qui, je le souhaite sincèrement, aura une suite !

    Toute mon admiration et mon amitié à tous. »

     

    Février 2014

  • « Travaux » d’enfants…

    « Travaux » d’enfants…

    Les petits s’occupent et se socialisent…

    Le saut à la corde…

    la réunion pour la prière…

    la toilette…

    l’école…

    la concentration

    parfois, un petit déjeuner avec du chocolat…

    la charge des plus petits…

    le ramassage du bois…

    les jeux de ballon…

    l’entretien du village…

     la balançoire…

  • Mots d’élèves de GS et de CP

    Mots d’élèves de GS et de CP

    Échange avec l’école de Lagord

    (près de La Rochelle)

    à qui nous avons offert un peu de la vannerie de Dougoum

    Bonjour Marie-France et Jean-Marie.

    Merci beaucoup pour la belle surprise arrivée ce matin.

    Cela nous a fait très plaisir.

    Notre maîtresse nous a raconté vos voyages à Dougoum.

    Sur le globe, nous avons cherché Djibouti.

    Nous avons aussi regardé des photos sur le site.

    C’était très intéressant !

    Nous vous faisons de gros bisous.

    LUCAS        CIRCE        LILIA       ANTONIN     BASTYAN     LEANE    

    ROMA    VALENTIN   ADAM      MANON        CELESTIN         

    CASSANDRE     MARTIN     

    Line    Baptiste    Théophile    Faustine      Louis       Elodie     Elea   

    Tom   Tancrède    Martin   Ana    Carla   Timothé   Laura

    Comme  j’avais fini mon travail, j’ai commencé à dessiner les deux cases.  Théophile

    Et moi, le petit panier de la maîtresse.

    Baptiste

  • Jeux d’enfants

    Jeux d’enfants

    Les enfants de moins de 6 ans vivent au village et l’animent de leurs rires et de leurs chants.

    Ils vivent avec les animaux : chèvres, moutons, ânes, dromadaires…

    Ce sont leurs compagnons de jeux.

    Comme tous les enfants du monde, ils aiment les balançoires.

    Ils adorent aider les grandes personnes.

    Quand le bébé a sommeil, il faut le bercer…

    Ils aiment aussi apprendre des comptines

  • Le premier match de foot

    Le premier match de foot

    Devant l’école, nous avons tracé les limites du terrain de foot, qui servira également de lieu de rassemblement pour les mariages ou les visites officielles.


    Un ballon en mousse est absolument nécessaire

    car il doit résister aux épineux.

     

    Il faut, pour commencer,

    bien comprendre les règles du jeu !

     

    Et le premier match peut commencer.

     

    Les mamans meurent d’envie de participer.

  • Création de l’école

    Création de l’école

    Le 19 janvier 2013, naissance d’une école !



    A Dougoum, de nombreux jeunes adultes se plaignaient d’avoir été oubliés par l’Education Nationale. Faute de moyens, ils n’ont jamais pu apprendre à lire.

    Daoud a entrepris, avec l’aide des habitants, de créer une école « traditionnelle ».

    Le 19 janvier 2013, nous pouvons y donner les premiers cours.


    Tenir un crayon, observer un alphabet, écrire son nom pour la première fois de sa vie !

    Pour guider ces « aventuriers des mots »,

    il y a Marie-France, Ahmed et Jean-Marie.

    Les élèves sont 24.

     

  • Enseigner à Djibouti

    Enseigner à Djibouti


    Avec nos deux premiers enfants, nous avons passé une première année, en 1978, à l’école Charles de Foucault de Djibouti. Nous allions de temps en temps hors de la capitale. Ici, à Ali Sabieh.

     

    En décembre 2011, le directeur de La Nativité (école de la Mission Catholique), Réginald Pennequin, nous propose de venir l’aider comme enseignants.

    Quelques jours après notre arrivée, Yacine, un jeune enseignant, nous parle du village de Dougoum.

     

    Ce que nous avons découvert  à Dougoum en février 2012

     

    Nous avons découvert d’anciens nomades, en voie de sédentarisation, qui vivent dans un tout petit village de 150 habitants

    -sans eau,
    -sans électricité,
    -sans médicaments,
    -sans rémunérations
    -sans moyens de communication (ni voiture, ni téléphone)
    -sans instruction

     
     

    Le 8 mars 2012, nous créons l’Association des Abeilles de Dougoum.

    Sont présents :Karine Mermet, Yacine Leguet,

    Marie-France et Jean-Marie Claudé.