Catégorie : association

  • Une alimentation déséquilibrée

    Une alimentation déséquilibrée

    Les habitants de Dougoum mangent peu et boivent peu, toujours au détriment de leur santé.

    Mais ils savent recevoir et accueillir leurs invités !

    Sur place, les cuisinières peuvent proposer

    le  lait de vache ou de chèvre,  la viande du cabri, quelques légumes, des dattes et des mangues.

    Ils achètent du riz, des pâtes, des lentilles,  des pommes de terre…

    A leurs visiteurs, ils offrent habituellement

    le thé, des galettes, des beignets ou  des crêpes,

    des légumes accompagnées de sauces douces ou pimentées. Ils sont capables aussi de proposer des entremets glacés.  

    Mais cette apparente abondance

    ne doit pas cacher la réalité :

    une alimentation frugale et monotone ne les protège pas beaucoup contre les maladies.

    L’absence de vitamines et par contre l’excès de glucides les conduisent souvent vers des problèmes

    qu’ils n’ont pas les moyens de résoudre.

  • Un toit pour chacun

    Un toit pour chacun

    Dougoum est un village d’une vingtaine de familles.

    Chaque famille (environ 10 personnes) vit dans un enclos délimité par des branchages reliés entre eux.  

    Dans l’enclos, s’élèvent des constructions variées ;

    il peut y avoir un ou deux daboïtas, recouverts de nattes. Si les daboïtas protègent bien de la température extérieure, ils  laissent cependant passer la pluie. Pour y remédier, il faut les recouvrir de bâches plastifiées.

    On trouve aussi plusieurs cases généralement construites avec des branches et recouvertes d’un genre de chaume qui, avec la sécheresse, manque actuellement dans la contrée.

    Comme les branches sont souvent attaquées par les termites, les habitants de Dougoum envisagent d’édifier leurs demeures en pierres issues de la carrière voisine.  

    Le projet des habitants prévoit  aussi

    d’éviter ce qui ne peut pas être régional,

    comme les tôles ondulées et les parpaings de béton.


    Le caractère « africain » de chaque demeure

    est à conserver à tout prix 

    pour préserver une identité propre

    et une harmonie avec le milieu.

     

  • Aménagement des rues

    Aménagement des rues

     

    Un village se doit d’être organisé et de favoriser le bien-être de chacun.Les pierres et des détritus de toutes sortes rendaient tout déplacement, à l’intérieur du village, difficile ou risqué.

     

    Sur les conseils de Daoud et de Jean Marie, il a été décidé de tracer des chemins entre les différents enclos, puis du village au trou à ordures, ainsi que  du village au rucher,  pour faciliter l’usage des brouettes et  tous les transports.

     
     
     

    Les Dougoumois ont vite compris l’importance de l’esthétique du village.

    Un village propre est un village accueillant. C’est une remarque que beaucoup de touristes font en passant dans le village.

  • Témoignages d’ados

    Témoignages d’ados

     Luc Haguet (12 ans) raconte un weekend à Dougoum.
           Quand je suis arrivé à Dougoum, j’ai été très content car les habitants se sont montrés aussitôt très gentils.
         Hasna, une jeune femme, nous a accueillis chez elle et nous a préparé un bon repas. C’était un grand sacrifice de sa part car les gens de ce village ne mangent pas toujours à leur faim. Cela  m’a touché.
         Puis, avec les enfants, nous avons visité les alentours et les jardins. Le soir, nous avons dormi à la belle étoile.
        Le samedi matin, après le petit déjeuner,  nous avons entrepris une longue balade en montagne à la recherche de légendes oubliées.
       L’après-midi nous avons distribué  aux villageois tous les objets que nous avions apportés et qui étaient offerts par les élèves de la Nativité.
       Le dimanche, après une dernière promenade, nous avons dit au revoir à tout le monde. Les enfants nous ont chanté quelques refrains et les grands nous faisaient au revoir de la main. J’ai beaucoup apprécié ce geste. Et j’ai beaucoup aimé ce séjour de découvertes.
     
    Nouradine (12 ans) raconte son weekend à Dougoum.
                  Dougoum est un joli petit village avec des gens aimables. J’ai beaucoup aimé leur cuisine. J’ai rencontré un jeune garçon, Daoud, 12 ans, collégien à Tadjourah. Il nous a fait visiter  le coin.
               Hasna qui parle bien le Français, nous a fait voir les ruches et les jardins. Un adulte, Daoud, nommé responsable par l’imam, nous a montré le trou à ordures et le dépôt pour les piles électriques qui sont dangereuses pour la nature. Avec Abdo, nous avons regardé le fond du puits malheureusement presque à sec.
                  J’ai beaucoup aimé la marche avec Monsieur Yasine. On a gravi une montagne où il y avait beaucoup de cavernes et de nombreux acacias. La vue sur l’oued et sur le village est magnifique.  Mais les légendes sont terribles et me faisaient dresser les cheveux sur la tête !
                 Puis on a distribué les vêtements, les aliments, les chaussures et les jouets, avec Mesdames Karine et Marie France. Toutes les familles étaient heureuses et nous ont remerciés.
                  On pouvait dormir et manger dans les daboïtas, mais on a préféré dormir à la belle étoile. C’était le moment de la pleine lune, on y voyait comme en plein jour.
    On a mangé des spaghettis à la tomate, du riz aux aromates, du cabri aux oignons. Le plus étrange, c’était la sauce au poisson au petit déjeuner.
                  Les gens de Dougoum sont aimables et j’aimerais revenir les voir pour les aider davantage. Si je peux, je leur porterai du thé, du riz et des habits pour les bébés.

                Je remercie Monsieur Jean Marie et les professeurs qui nous ont accompagnés, ainsi que notre directeur qui nous a proposé ce voyage utile.

    Fatouma Ali raconte sa découverte de Dougoum.
              Dougoum est un village où tout le monde sourit. Les enfants sont nombreux et très actifs.

           J’ai vraiment beaucoup aimé distribuer aux gens des aliments et des vêtements : des samaras, des dessous… Le sourire était sur toutes les bouches.
           Ce village a une richesse : le miel. Mais malheureusement ils n’ont pas de matériel. Monsieur Jean Marie leur apprend les techniques et leur donne des outils. Bientôt on pourra  mettre du miel du Day sur nos galettes ou sur notre pain.
         Ce village est beau : il est propre et les jardins sont bien verts. Mais le problème le plus grave, c’est qu’ils vont manquer d’eau s’il ne pleut pas !
         Chaque famille aimerait cultiver un tout petit jardin pour améliorer l’alimentation de chacun.
          Je vous demande de leur rendre un service en adhérant à l’Association des Abeilles de Dougoum.
  • Naissance de l’association des Abeilles de Dougoum

    Naissance de l’association des Abeilles de Dougoum

    Deux enseignants de l’école de la Nativité, Yacine et François, ont découvert par hasard le village de Dougoum et y ont passé quelques jours à la fin de l’année 2011.



    Jean-Marie Claudé et son épouse Marie France, enseignants à la retraite,  ont proposé d’aider les villageois à installer des ruches.

    Après une première visite en février 2012, ils ont senti qu’il était indispensable de créer une association pour aider les habitants du village.

    C’est ainsi que le 8 mars 2012 est née l’association « Les Abeilles de Dougoum ».

    Au village, ils ont été aidés surtout par 4 personnes: Daoud et Hasna Daoud qui parlent français et qui ont une vision précise de l’avenir de leur village,

    Hasna Mohamed et Kadiga Chehem qui jouent un rôle important dans toutes les décisions concernant Dougoum.

    Les Abeilles, ce sont les femmes qui sont tellement actives, tellement organisées et tellement volontaires pour améliorer les conditions de vie au village !

    L’association des Abeilles de Dougoum vise à permettre aux Dougoumois de vivre plus dignement et plus confortablement dans leur milieu en sachant exploiter toutes les ressources et en respectant toutes les exigences de la nature.

    Dans la mesure du possible, cette association privilégiera    avant tout « l’africanité » et  limitera autant que possible le passage à une civilisation européenne consumériste et dispendieuse, inadaptée à la culture et à la philosophie de ce peuple.

    Il est à noter que, différemment de la plupart des associations qui existent sur le territoire djiboutien, 100% des dons sont distribués aux habitants. 

    Les frais de fonctionnement de l’association sont financés par les membres eux-mêmes.

    Il n’est pas indispensable non plus de payer une cotisation pour faire partie de l’association : un service rendu peut suffire.

  • La corvée d’eau

    La corvée d’eau

     

    Le plus intense souhait des femmes de Dougoum, c’est de disposer d’une fontaine au village pour en finir avec la corvée d’eau : faire des kilomètres chaque jour en portant sur le dos des dizaines de litres, c’est fatigant, usant, long, fastidieux.

     
     

     Une femme de 40 kg doit être solide pour porter 25 kg sur le dos, sur une distance de 1 200 m, 6 à 8 fois par jour !

     

    On peut parfois utiliser les ânes pour le transport de l’eau, mais il faudrait déjà avoir beaucoup d’argent pour  les acheter et les nourrir.

     

    La corvée d’eau use les organismes, casse les corps et provoque de nombreuses fausses-couches.  

     

    C’est en voyant ces femmes souffrir sous le poids de ces bidons,

    que Jean-Marie a décidé de trouver les moyens financiers

    pour creuser un puits

    y placer une pompe solaire

    et pour construire une citerne.

  • Le trou à ordures

    Le trou à ordures

    Dès ses premières visites, Yacine remarque les nombreux déchets qui jonchent le sol du village.

    Il y a notamment des poches plastiques, des os et des piles alcalines par centaines.

    Il est surtout choqué de voir les jeunes enfants qui jouent avec de vieilles piles éventrées…

    Les arbres aussi sont dégradés par la présence de vieux tissus et de poches.

     

    Le simple fait de dénoncer cette saleté a provoqué la réaction immédiate des habitants du village.
    Sous la houlette de Daoud, les enfants et les femmes ont ramassé tous ces détritus.

    Les piles ont été rassemblées dans de gros bidons, en attendant une future collecte… 

    Et les habitants ont décidé de créer un trou à ordures à la sortie du village pour rassembler tous ces produits dangereux pour l’environnement.

     

     
     

     

    Cette réaction et cette réalisation permettent à toute la population de connaître une meilleure hygiène et, par là, une meilleure santé?

  • La restauration de la mosquée

    La restauration de la mosquée

    Les habitants de Dougoum pouvaient prier dans une mosquée véritablement délabrée. Pas de toiture, un sol de terre et de cailloux, des objets de culte vieux et endommagés.

    Yasine et l’association « Les Abeilles de Dougoum » ne pouvaient accepter que nous venions les aider à mieux manger, à mieux se soigner, à mieux se loger et à mieux travailler, sans les aider à mieux prier.

    Une collecte « spéciale mosquée » a été entreprise par Yasine auprès des sympathisants et des musulmans français dans le seul but de restaurer un lieu cher aux villageois.

    Les hommes de Dougoum, avec le concours de Yasine, se sont chargés eux-mêmes des travaux. 

     

    Une collecte « spéciale mosquée » a été entreprise par Yasine auprès des sympathisants et musulmans français dans le seul but de restaurer un lieu cher aux villageois.

     
     

    Le résultat final a satisfait toute la population de Dougoum et des villages voisins.

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    Malheureusement, deux ans plus tard, un cyclone a dévasté le village.

    La mosquée a été entièrement détruite.

    Les habitants du village ont demandé la construction d’une nouvelle mosquée, moins traditionnelle mais plus solide,

    à des promoteurs saoudiens.

  • Les membres fondateurs de l’association

    Les membres fondateurs de l’association

    C’est en janvier 2012 que nos chemins se sont croisés. Nous nous sommes retrouvés à plusieurs: amitié, affinités, intérêt pour les habitants du pays…

    Yacine (écrire Yasine)

    Professeur de CE2 à La Nativité. Il est profondément musulman, convaincu mais tolérant et pratiquant. Passionné, il aime la culture japonaise. C’est un homme de défis. C’est lui qui a découvert Dougoum et en a parlé autour de lui. Il s’est consacré à la réfection de la mosquée et à la propreté du village. De retour en France, il s’est lancé dans l’étude des langues orientales, puis dans l’action syndicale.

     

    Jean-Marie

    Professeur de Français en 3ème. Amoureux de la Nature, il pratique autant la voile que la montagne et autant la marche que le vélo, toujours en compagnie de son épouse Marie France. Il a déjà enseigné à Djibouti en 1978 et 1979. Ce sont ses connaissances en apiculture qui l’ont rapproché de Yasine et donc de Dougoum. Il a créé l’association et s’est investi dans le problème de l’eau.

     

    Marie France

    Professeur en CE2 et conseillère pédagogique en maternelle, elle a dirigé plusieurs établissements en France. Mère de trois enfants, elle a toujours fait preuve de bon sens et de dynamisme. Elle s’est énormément investie dans l’aide aux femmes: vente de l’artisanat, collecte de médicaments et de vêtements, santé. Elle travaille surtout  pour l’école du village et l’instruction des femmes.

     
     

    Karine

    Professeur documentaliste au collège. Elle ouvre son coeur à toutes les découvertes. Son naturel chaleureux lui a permis de se faire beaucoup d’amis en Bretagne et en région parisienne, au Canada et à Djibouti. Elle s’est spécialisée dans la collecte de vêtements et de nourriture pour les enfants de Dougoum. Elle y a commencé un atelier de peinture et de perles. De retour en France, elle travaille à la médiathèque de Saint Malo.

     

     
    Mais aussi : Aurélie
     
     
     
    Mélanie
     
     
     
    Thierry et Geneviève
     
     
     
    Hasna
     
  • Enseigner à Djibouti

    Enseigner à Djibouti


    Avec nos deux premiers enfants, nous avons passé une première année, en 1978, à l’école Charles de Foucault de Djibouti. Nous allions de temps en temps hors de la capitale. Ici, à Ali Sabieh.

     

    En décembre 2011, le directeur de La Nativité (école de la Mission Catholique), Réginald Pennequin, nous propose de venir l’aider comme enseignants.

    Quelques jours après notre arrivée, Yacine, un jeune enseignant, nous parle du village de Dougoum.

     

    Ce que nous avons découvert  à Dougoum en février 2012

     

    Nous avons découvert d’anciens nomades, en voie de sédentarisation, qui vivent dans un tout petit village de 150 habitants

    -sans eau,
    -sans électricité,
    -sans médicaments,
    -sans rémunérations
    -sans moyens de communication (ni voiture, ni téléphone)
    -sans instruction

     
     

    Le 8 mars 2012, nous créons l’Association des Abeilles de Dougoum.

    Sont présents :Karine Mermet, Yacine Leguet,

    Marie-France et Jean-Marie Claudé.