Étiquette : instruction

  • La classe enfantine en visite à Tadjourah

    La classe enfantine en visite à Tadjourah

    Une information de Marie-Claire

    « Suite à ma visite et à la demande officielle qui a suivi, nous avons eu une réponse favorable de la direction nationale de SOS Village d’Enfants
    Première concrétisation, ce lundi 30 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, tous les petits (15 ) ont été invités à Tadjourah.  On y a passé la matinée, ils ont été repartis dans 3 classes, ont participé aux activités, ont eu droit au goûter de 9 h ( moi aussi… une crêpe au Nutella…)  et avant de partir ils ont reçu, comme les autres enfants, un cadeau ( d’une valeur de 1000 à 1650 FDJ)… et moi j’ai eu un gros carton… plein de matériel pour l’école, des jeux en relation avec le programme, du matériel d’hygiène (savon liquide pour lavage des mains, mouchoirs en papier, gel hydroalcoolique…) plus un petit carton de copies d’activités pour la Grande Section… »

    RETOUR

  • Marie Claire passe une année scolaire à Dougoum

    Marie Claire passe une année scolaire à Dougoum

    Marie Claire avait contacté l’association deux ans avant sa retraite pour dire qu’elle aimerait bien travailler pour le village. Deux ans après, elle a tenu parole. Elle est allée à Dougoum auprès de Camille pour analyser la situation…

    Alors, elle s’est engagée à rester durant toute l’année scolaire 2020/2021 pour aider les enseignants auprès de la classe enfantine.

    C’est un bonheur, dit-elle, de vivre auprès des enfants du village, mais aussi d’être infirmière, jardinière, cuisinière, conseillère…

    Tout le monde lui reconnaît beaucoup de courage et de volonté pour arriver aux buts qu’elle s’est fixés.

  • La nouvelle école

    La nouvelle école

    C’est en 2012 que nous avons commencé à donner des cours aux enfants dans le village de Dougoum.

    En 2013, Daoud nous a permis de démarrer l’alphabétisation dans une petite classe faite de branches et de cordes.

    Marie France a entretenu et organisé cette école pour les adultes et les jeunes enfants.

    En 2017, nous y avons installé pour quelques mois une enseignante itinérante, Céline.

    En 2018, Camille a continué ce travail.

    Puis nous avons présenté notre projet d’une école communautaire à Madame Moumina, ministre de la femme et de la famille qui l’a transmis au Ministre de l’éducation nationale.

    En 2019, une école en dur a été construite et un enseignant y a été nommé : Omar, aidé l’année suivante par un autre enseignant : Guedda.

    « Je tiens à remercier tout particulièrement

    Daoud qui rêvait de cette école

    et qui a beaucoup fait pour la faire exister.

    Marie-France qui s’est chargée de mettre en place la méthode et les outils pédagogiques.

    Monsieur Abdoulmalik, le préfet de Tadjourah qui nous a toujours soutenu.

    Madame la Ministre Moumina que nous avons rencontrée plusieurs fois pour mettre au point notre projet.

    Monsieur Mohamed Barkat Siradj qui à été notre relais efficace auprès de Monsieur le Ministre de l’éducation nationale dont nous apprécions l’efficacité.

    Les membres du bureau de l’association des Habitants de Dougoum : Le président Daoud, le trésorier Dodo, le secrétaire Ahmed Aden et le conseiller Ahmed Xika.

    Kadiga, Goumati et Petit Dodo qui ont travaillé discrètement et efficacement chaque jour depuis les débuts pour que vive cette école

    Les enseignants qui y ont travaillé bénévolement : Marie-France, Philippe, Céline et Camille.

    Je souhaite

    – aux jeunes professeurs qui viennent d’être nommés, une bonne année scolaire et une réussite exemplaire,

    – aux habitants du village beaucoup de force et de courage pour faire vivre leur école

    – aux enfants de Dougoum de profiter pleinement de la chance qu’ils ont de pouvoir apprendre dans ce beau village.

    Le Président des Abeilles de Dougoum. »

  • Alphabétiser: pourquoi?

    Alphabétiser: pourquoi?

    Le 1er objectif des Abeilles de Dougoum

    est d’apporter une identité et donc une dignité

    aux femmes du village qui n’ont pas pu aller à l’école.

    Elles ne sont plus obligées de signer par une croix…

    Marie-France

    et tous les enseignants qui sont venus à Dougoum

    leur ont appris

    à écrire leur nom

    à écrire le nom du village où elles habitent

    à écrire leur année de naissance…

    L’étude et l’écriture des nombres leur permettent

    de composer un numéro de téléphone

    de calculer leurs achats

    de vendre leur vannerie

    (faire une somme et rendre la monnaie…)

    Nous leur proposons un peu de vocabulaire usuel français

    pour qu’elles communiquent avec les touristes 

    et pour suivre un peu la scolarité de leurs enfants…

    Nous voulons ainsi favoriser l’émancipation des Femmes…

     

    Nous leur donnons la possibilité d’ouvrir un compte bancaire

    pour leur apprendre à gérer leurs économies (épargne),

    pour qu’elles aient une existence légale et autonome,

    pour qu’elles ne  dépendent pas toujours de la famille ou du conjoint

    et pour leur permettre d’avoir des projets (immobiliers, par exemple)

     

     
            

    La dignité d’une femme passe aussi par un peu de confort dans sa vie

    L’eau à proximité

    Du matériel électrique (éclairage, téléphone)

    Des toilettes

    Des bâches pour s’abriter

    Des médicaments

     
  • Camille. Enseignement et hygiène !

    Camille. Enseignement et hygiène !

    « Camille est enseignante de Français (langue étrangère) à La Rochelle.
    Elle s’est arrêtée à Dougoum en revenant de Dittilou.
    J’ai trouvé ses photos sur Google, je l’ai contactée…
    Elle a tout de suite voulu remplir une mission
    auprès des habitants du village.
    On a travaillé ! Elle s’est impliquée complètement.
    Le 9 avril 2018, elle est partie pour former les habitants sur l’hygiène et sur la professionnalisation. »  
    JMC

    Le constat : les déchets humains provoquent une importante insalubrité dans beaucoup de villes et de pays.

    Mouches et moustiques se multiplient.

    Ils transportent les microbes et les virus.

    Le remède : au lieu de laisser les déchets organiques en pleine nature ou dans des trous au contact des nappes phréatiques, il convient de les rassembler, de les faire sécher et de les laisser se dégrader lentement.

    Le stockage : les habitants font des constructions en pierres dans lesquelles ils déposent les déjections recouvertes de cendres.

    Les moyens : l’association des Abeilles de Dougoum a financé pour chaque famille l’achat de seaux hygiéniques, un pour les déchets, un pour les cendres et un pour l’eau. 

     

    La finalité : la matière est ainsi abandonnée pendant une année. Après quoi, elle sera réutilisée pour l’amendement des jardins.

  • Céline : une enseignante itinérante

    Céline : une enseignante itinérante

     
     

    Céline Weber est invitée par l’Association à mettre en oeuvre le projet d’une « enseignante itinérante pendant plusieurs mois ».

     

    Le projet initial s’adresse aux femmes de 3 localités du nord de la République de Djibouti qui ont manifesté le souhait d’apprendre à lire, à compter et à écrire : Dougoum, Guihimbi et Ardo.




    BÉNÉFICIAIRES




    Les principales bénéficiaires d’une telle formation sont les femmes et les jeunes filles qui ne peuvent pas s’absenter de leur village ni de leur famille et qui n’ont jamais pu être scolarisées (ou trop brièvement).

    N.B. Les adultes de Dougoum ont pu bénéficier d’une première phase de ce programme, depuis janvier 2013, à raison de 3 ou 4 semaines par an. Après un premier bilan, il devient nécessaire de passer à la deuxième phase, une formation quotidienne pendant plusieurs mois.

    DURÉE DU PROJET

    Ce projet commence le 11 janvier 2017 et continue jusqu’au 22 juin 2017. Un bilan sera alors réalisé par le formateur, par l’Association des Abeilles de Dougoum et par les habitants des villages pour éventuellement reconduire le projet.

    COMITÉ D’EXÉCUTION

    Les représentants de l’Association des Habitants de Dougoum (aidée par l’association française des Abeilles de Dougoum) regrouperont des personnes des 3 villages pour  créer un comité d’alphabétisation qui étudiera la mise en application de chaque formation dans chaque village et pour analyser les besoins, le déroulement et le bilan de cette action.

    RESPONSABLES DU PROJET

    Daoud Ahmed Omar (Professeur d’Economie à Djibouti et trésorier de l’Association des Habitants de Dougoum), secondé par le Président de l’Association des Abeilles de Dougoum, Jean-Marie Claudé et par son épouse, Marie-France Claudé.

    ANIMATRICE DU PROJET

    Céline Weber, institutrice, 32 ans.
    Etudes : licence et maîtrise de Droit 
    Expérience professionnelle : Professeure des écoles 

    DESCRIPTION DU PROJET

    L’enseignante se rendra chaque semaine dans les deux villages concernés par le projet. (Par exemple : du samedi au mardi à Dougoum, le mercredi et le jeudi à Guihimbi).

    L’enseignante y assurera la formation à la lecture, à l’écriture et au calcul. Les cours pourront avoir lieu soit en matinée, soit en soirée. 

    NB Cette organisation pourra être modifiée en fonction des souhaits des personnes concernées…

     DESCRIPTION DES BESOINS

    Dans chaque village, un lieu sera défini pour que les habitants puissent y suivre leur formation. 

    La distribution du matériel scolaire sera organisée par les responsables du projet, secondés par l’association française des Abeilles de Dougoum.

    L’enseignante sera nourrie et logée par les habitants des villages.

    Sa propre formation sera complétée par les enseignants de l’Association des Abeilles de Dougoum.

    Le salaire mensuel de l’enseignante s’élèvera à 500 € pour cette période de 6 mois, soit un total de 3000 €. Cette somme sera prise en charge par les associations ou par un organisme qui en aura compris la nécessité.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    a)    Chaque personne de chaque village pourra utiliser un téléphone et un répertoire en cas d’urgence.

    b)    Chaque personne sera capable de recevoir les touristes dans le local artisanal, de préciser les prix de vente, de faire le total et de rendre la monnaie.

    c)    Chaque personne pourra lire une notice de médicaments et se soigner en toute sécurité.

    d)    Elle pourra suivre la scolarité de ses enfants et parfois même pourra les aider.

    e)    Elle pourra faire les calculs les plus simples de la vie courante : compter les heures et les jours, les animaux, calculer les quantités, les distances…

    f)      Elle pourra lire le journal, les affiches, les pancartes et se tenir informée.

    MISE EN ŒUVRE DU PROJET

    Dès l’acceptation du projet et dès l’arrivée de l’enseignant en janvier, les habitants pourront se mettre au travail dans chaque village, sous la responsabilité de l’Association des Habitants de Dougoum.







     OBJECTIF À PLUS LONG TERME




    Dès le début de la réalisation de ce projet, un enseignant djiboutien pourra suivre notre enseignante itinérante et se former à ses méthodes d’alphabétisation. L’objectif est que l’Education Nationale de Djibouti prenne conscience des besoins et finance des postes d’enseignants itinérants qui répondront à la demande des adultes qui n’ont jamais pu être scolarisés.

    Pour l’enseignante, le cahier des charges sera le suivant :
    Favoriser l’émancipation des Femmes…

    1)    Leur apprendre à lire, écrire, compter

    a.     pour qu’elles puissent téléphoner

    b.     pour qu’elles puissent s’informer

    c.     pour qu’elles puissent vendre leur artisanat

    d.     pour qu’elles puissent comprendre la ville (affiches, panneaux…)

    2)    Leur ouvrir un compte bancaire

    a.     pour leur apprendre à gérer leurs économies (épargne)

    b.     pour avoir une existence légale et autonome

    c.     pour ne pas dépendre de la famille ou du conjoint

    d.     pour leur permettre d’avoir des projets (immobiliers, par exemple)

    3)    Leur parler de leur corps

    a.     pour qu’elles refusent toute agression sexuelle

    b.     pour qu’elles interdisent les mutilations de leurs enfants

    c.     pour qu’elles prennent soin de leur santé

    d.     pour qu’elles adoptent les principes de l’hygiène corporelle

    e.     pour qu’elles fassent une alimentation saine et équilibrée

    4)    Leur enseigner l’utilisation

    a.     de l’eau

    b.     du matériel électrique (éclairage, centrale électrique, téléphone)

    c.     des fours solaires

    d.     des bâches pour s’abriter

    e.     des médicaments

    5)    Les aider à

    a.     sauvegarder leur environnement

    b.     transmettre leur culture et leurs connaissances

    c.     améliorer leur alimentation

    d.     gérer leur foyer


    L’enseignante : Céline WEBER
     
     
     
     
    EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
    Septembre 2016 – Décembre 2016
    Professeure des écoles – classe de CE1
    Lycée Français d’Alexandrie, Egypte
     
    Septembre 2015 – Juin 2016
    Professeure des écoles – classe de CP
    Ecole de la Nativité, Djibouti
     
    Septembre 2013 – Juin 2015
    Professeure de Droit et Management
    Institut de formation comptable européen, Strasbourg
    Classes BTS 1ère et 2ème année
     
    Janvier 2013 – Juin 2013
    Professeure en Communication et Gestion des Ressources Humaines
    Terminale STMG CGRH
    Lycée Saint-Joseph de Cluny, Mulhouse
    Novembre 2010 – décembre 2012
    Responsable de la gestion administrative et juridique des ressources humaines
    La Filature de Mulhouse, Scène nationale
     
    Etudes et diplômes
     
    2009 – 2010 Master II Droit et politiques des professions et activités artistiques
    Faculté de Droit, Université Paul Cézanne,
    Aix-Marseille III
     
    2008 – 2009 Maîtrise Droit Privé
    Faculté de Droit, Université de Haute Alsace
     
    2004 – 2008 Licence de Droit
    Faculté de Droit, Université de Haute Alsace
     
    2002 – 2004 BAC STT Gestion
    Lycée St Joseph de Cluny à Mulhouse
     
    2000 – 2002 BEP Métiers de la comptabilité
    Lycée St Joseph de Cluny à Mulhouse
     

     

  • L’expérience de Philippe Hérat

    L’expérience de Philippe Hérat

     

    Philippe Hérat nous envoie ce récit en témoignage de son séjour à Dougoum:

    « La veille de mon dernier jour passé à Djibouti, avant de retourner en France, je descends du bac de Tadjourah. J’ai deux gros sacs et je dois marcher le long de la digue de l’Escale pour trouver un taxi. Une main se pose sur l’un des sacs, me l’arrachant presque. Je me retourne brutalement : une femme voilée de noir de la tête aux pieds, dont seul les yeux sont visibles à travers une fente du tissu, me dit : « Philippe, n’aie pas peur, c’est la Grande Hasna, de Dougoum ; je vais t’aider à porter ton sac ! ».

     

    Belle fin de voyage que cette rencontre. Elle résume à elle seule les bonheurs et les contradictions que j’ai vécus pendant dix jours au contact de villageois pleins de gentillesse et d’attentions.

    J’étais venu à Dougoum pour découvrir un village, ses habitants et les intervenants des Abeilles venus de France : c’est un bien bel endroit que Dougoum, vivant, propre, aménagé avec soin : un village Afar agréable et accueillant.

     

    Il y aurait tant à raconter à propos des villageois : Ils m’ont reçu avec la plus grande gentillesse et ont toujours fait preuve d’une grande attention à mon (et à notre) égard.

     

    Quant à l’équipe des Abeilles qui a accepté que je passe quelques jours avec eux à Dougoum avant de me rendre à Mouddo, Jean-Marie, Marie-France, Marie-Luce et Marc ont fait tout leur possible pour participer activement à la vie du village et pour aider les habitants en fonction de leurs compétences. Leur exemple a été pour moi source d’admiration et d’enrichissement.

    Un dernier mot concernant l’école : comment ne pas être admiratif devant ces hommes et ces femmes avides de connaissances et d’apprentissages…

    Nous regorgeons de richesses souvent inutiles alors qu’ils se contentent du nécessaire et font preuve d’une sagesse et d’un esprit d’entraide qui ne peuvent que nous laisser admiratifs.

    Une bien belle expérience qui, je le souhaite sincèrement, aura une suite !

    Toute mon admiration et mon amitié à tous. »

     

    Février 2014

  • « Travaux » d’enfants…

    « Travaux » d’enfants…

    Les petits s’occupent et se socialisent…

    Le saut à la corde…

    la réunion pour la prière…

    la toilette…

    l’école…

    la concentration

    parfois, un petit déjeuner avec du chocolat…

    la charge des plus petits…

    le ramassage du bois…

    les jeux de ballon…

    l’entretien du village…

     la balançoire…

  • Mots d’élèves de GS et de CP

    Mots d’élèves de GS et de CP

    Échange avec l’école de Lagord

    (près de La Rochelle)

    à qui nous avons offert un peu de la vannerie de Dougoum

    Bonjour Marie-France et Jean-Marie.

    Merci beaucoup pour la belle surprise arrivée ce matin.

    Cela nous a fait très plaisir.

    Notre maîtresse nous a raconté vos voyages à Dougoum.

    Sur le globe, nous avons cherché Djibouti.

    Nous avons aussi regardé des photos sur le site.

    C’était très intéressant !

    Nous vous faisons de gros bisous.

    LUCAS        CIRCE        LILIA       ANTONIN     BASTYAN     LEANE    

    ROMA    VALENTIN   ADAM      MANON        CELESTIN         

    CASSANDRE     MARTIN     

    Line    Baptiste    Théophile    Faustine      Louis       Elodie     Elea   

    Tom   Tancrède    Martin   Ana    Carla   Timothé   Laura

    Comme  j’avais fini mon travail, j’ai commencé à dessiner les deux cases.  Théophile

    Et moi, le petit panier de la maîtresse.

    Baptiste

  • Jeux d’enfants

    Jeux d’enfants

    Les enfants de moins de 6 ans vivent au village et l’animent de leurs rires et de leurs chants.

    Ils vivent avec les animaux : chèvres, moutons, ânes, dromadaires…

    Ce sont leurs compagnons de jeux.

    Comme tous les enfants du monde, ils aiment les balançoires.

    Ils adorent aider les grandes personnes.

    Quand le bébé a sommeil, il faut le bercer…

    Ils aiment aussi apprendre des comptines