Étiquette : rémunération

  • Tout un fromage !

    Tout un fromage !

    Pour améliorer l’alimentation des femmes et des enfants, Jean-Marie a proposé aux bergers de Dougoum, en janvier 2015, une formation pour la fabrication de fromage de chèvre.

    Plusieurs Dougoumois se sont intéressés à ce qui, pour eux, était une grande découverte.
    Nous avions apporté de France de la présure et des faisselles.

    ASPECTS POSITIFS

    – le troupeau est assez grand pour produire quelques litres de lait par jour.

    – la technique de fabrication est simple et rapidement assimilée par les volontaires.

    – cette production est peu onéreuse quand on possède le matériel de base.

    – le fromage frais convient au goût de la plupart des habitants.

    – avec un réfrigérateur, le fromage peut être gardé plus durablement que le lait.

    – le fromage frais est savoureux, moelleux et d’un arôme subtil. Salé ou sucré, on peut le fabriquer en y ajoutant divers ingrédients… piment, cardamome, ciboulette, roquette …

    – le fromage frais peut être vendu et rémunérer les bergers.

     

     

     

    MAIS :

    – les habitants, qui consomment le lait caillé avec de la farine, n’en laissent qu’une très petite quantité pour le fromage
    – les chèvres ne peuvent pas produire de lait pendant les mois d’été ou en période de sécheresse
    – les règles d’hygiène sont difficiles à respecter
    – les habitudes alimentaires n’évoluent que difficilement.

     

    CONCLUSION :


    Quand les chèvres produisent suffisamment de lait, la production de fromage peut fournir un revenu substantiel au berger-fromager. 

    Les débouchés existent, les amateurs sont nombreux.

    Houmed Seik a commencé une petite production. Il a pu l’écouler à Tadjourah et en retirer quelques revenus.

     

    Matériel nécessaire:

    – des faisselles (qu’on trouve en supermarché en achetant du fromage blanc)
    – de la présure, achetée en pharmacie en France  (Il n’y en a pas actuellement à Djibouti).
    – un garde-manger pour permettre la fermentation du fromage sans qu’il soit attaqué par les insectes.
    – un frigo pour garder le fromage au frais avant la vente



    Nous avons installé un frigo solaire.

     

    Le fromage de Dougoum !
     
    Houmed Seick, fromager officiel, à l’œuvre. Quelques goutes de présure, une dose de patience,

     

    et après quelques heures, le petit lait peut être séparé. La faisselle est sortie, on vide le pot.

     

     

     
    Puis, selon les goûts, on laisse le fromage s’affiner quelques jours. Mais à Djibouti, en raison de la chaleur, il vaut mieux mettre le fromage frais dans un réfrigérateur jusqu’à la vente.

     Et là, quelle récompense !

     

    Ce n’est pas bio, mais c’est garanti sans produit chimique et c’est local:
    ce sont les chèvres de Dougoum, le savoir-faire de Dougoum !

     
     Une expérimentation : peut-on faire du fromage avec les moyens du bord, sans le récipient adéquat (faisselle) ? 

     
    LES OBJECTIFS 

    – produire un fourrage suffisant pour le troupeau producteur de lait

     – augmenter la production laitière

    – trouver une méthode d’affinage du fromage malgré la forte chaleur et l’humidité importante

    – améliorer l’hygiène lors de la collecte du lait et de la fabrication du fromage 
     
    – trouver un débouché pour les fromages. Nous avons une première piste avec Moussa, le patron de l’hôtel Corto Maltese à Tadjourah, qui a beaucoup apprécié notre échantillon.
     
  • Le Centre artisanal

    Le Centre artisanal

    La construction du centre artisanal est terminée !

     

    Tout commence comme ça : chaque femme emporte la matière première de la vannerie.

     

    Chacune des 19 femmes a de quoi travailler.

    Les hommes viennent les aider à porter leur trésor.

    Dans leur enclos ou à  l’ombre du centre artisanal, elles peuvent se mettre à l’ouvrage.

    Une fois leur travail terminé, les femmes apportent leur production au Centre Artisanal.

    La salle d’exposition est bien achalandée. 

    On y trouve des paniers, de sets de table, des décorations murales, mais aussi des daboïtas, des cases, des porte-bouteille…

    … et des porte-monnaie…

    … et même des chaussures…

  • Création d’un rucher

    Création d’un rucher

          Les abeilles de la République de Djibouti sont nombreuses dans le massif du mont Goda, au nord du golfe de Tadjourah. Elles sont de petite taille, nombreuses et assez agressives. 

     

    Depuis quelques années, le village possède des ruches traditionnelles.


    Quand ils n’ont pas de ruches,

    plusieurs habitants de Dougoum visitent régulièrement des essaims sauvages dans la montagne.

    Ils en retirent des rayons qu’ils broient pour en recueillir un miel délicieux.

    Posséder des ruches modernes leur permet d’éviter ce broyage,

    de faciliter le travail des abeilles

    et d’accroître la production.

    La sécheresse limite le nombre de fleurs, surtout l’été :

    si personne ne nourrit l’essaim en période de disette,

    il risque de dépérir et de mourir de faim.


    Il a donc été nécessaire d’organiser un rucher délimité,

    surveillé, alimenté et protégé. 

    Sur la pente Est d’une colline, les habitants ont repéré un territoire intéressant.

     

    Ils ont créé des plateformes sur lesquelles ils peuvent disposer leurs ruches qu’ils doivent protéger de tous les prédateurs.

    Mais…

    Un premier projet a été momentanément anéanti

    par la sècheresse de 2013.

    Les jeunes essaims n’avaient pas assez de provisions,

    et le manque de floraison ne leur a pas permis de s’alimenter correctement.

    Le propriétaire des ruches a emporté son matériel pour le placer sur une zone plus fraîche.

    Le projet en cours :

    – acquérir une dizaine de ruches Langstroth ou Dadant
    – acheter un extracteur manuel pour 6 cadres et un maturateur
    – s’équiper en cadres, lève-cadre, cire gaufrée… 


     
  • Exposition à l’Institut Français de Djibouti

    Exposition à l’Institut Français de Djibouti

    Sous la responsabilité de Caroline et de Laurence, les habitants de Dougoum sont venus à Djibouti pour exposer et pour vendre leur artisanat. L’exposition était organisée par l’Institut Français de Djibouti, du 21 septembre au 8 octobre 2015.






    Mr Daoud Ahmed Daoud

    Président de l’Association des Habitants de Dougoum

    Djibouti, le 9 octobre 2015

    A

    Monsieur Jean-Marie

    Président de l’Association des Abeilles de Dougoum

    Objet : Lettre de remerciement

    Monsieur,

    En ma qualité de Président de l’Association des Habitants de Dougoum, je viens par la présente, vous adresser, au nom de tous les habitants de Dougoum et en mon nom personnel, nos plus vifs remerciements pour votre engagement à nos côtés et votre soutien à notre égard à toutes les étapes de réalisation de notre projet y compris l’exposition d’objets artisanaux au sein des locaux de l’IFAR.

    Grâce aux efforts conjugués de Madame Laurence et de Madame Caroline, l’exposition fut un vrai succès et les objets de Dougoum ont été les plus vendus de tous les objets exposés par ailleurs.

    C’est la vente d’une année que nous avons réalisé en une semaine et la population de Dougoum n’a pas eu de souci pour subvenir à ses besoins grâce à cette vente et pour payer les fournitures scolaires de leurs enfants qui poursuivent leurs études en ville.

    Merci encore pour votre collaboration précieuse, veuillez agréer Monsieur le Président mes salutations chaleureuses et  respectueuses.

  • A quoi ont servi les dons ?

    A quoi ont servi les dons ?

    TOTAL DES DONS sur les 4 premières années : 50 542 €

    Les dons: 19 542 € (en 4 ans)
    Apport du PNUD: 31 000 € (fin 2014)

    Les frais de transport et d’interprétariat ont été directement payés par les membres de l’association qui sont allés à Dougoum.

    Ces dépenses font partie des dons.

    Les frais du puits et de la citerne ont été payés par le P.N.U.D.

    APICULTURE
    452,00 €
    CRÉATIONS DE COMPTES   
            94,00 €
    EDUCATION   
       1 342,00 €
    HYGIENE/SANTE
          687,00 €
    INTERPRETES
          765,00 €
    JARDIN
      670, 00 €
    LAMPES ET ÉLECTRICITÉ
       2 450,00 €
    MAÇONNERIE et CONSTRUCTION
    3 589,00 €
    MATÉRIEL DE CUISINE
         585, 00 €
    NOURRITURE  
    549,00 €
    PUITS ET CITERNE
     31 000,00 €
    QUINCAILLERIE
          280,00 €
    TRANSPORTS
    7522,00 € 
    VANNERIE
          557,00 €

  • La vannerie, tout un art !

    La vannerie, tout un art !

    Les femmes de Dougoum produisent une vannerie bien particulière: travail soigné et coloris chantants donnent à leurs créations un aspect qui en séduit plus d’un.

    Avec des lanières de palmes qu’elles plongent dans des teintures de leur choix, elles tissent, le plus souvent à plusieurs, des sacs, des boites, des poches, des portefeuilles…

     
     

    Depuis longtemps déjà, toutes les femmes qui vendent leurs réalisations cotisent à la caisse de secours gérée par leur association. 

    Avec cet argent, les malades, les futures mères et les accidentés peuvent couvrir les frais de leur séjour à l’hôpital de Tadjourah. 

     
     

  • Un compte bancaire pour chaque femme

    Un compte bancaire pour chaque femme

    Monsieur Abdoulmalik, Préfet de Tadjourah, a délivré un certificat de Communauté aux habitants de Dougoum. C’était la première reconnaissance officielle du village.

     

    Après avoir vérifié la validité des cartes d’identité des femmes du village, après avoir pris des photos d’identité de chacune d’entre elles,

    en janvier 2014 nous avons ouvert un compte bancaire à la CPEC (banque pour petits budgets) aux 6 femmes volontaires afin qu’elles puissent protéger leurs économies.


    En février 2015, 15 autres femmes ont pu ainsi bénéficier de l’ouverture d’un compte bancaire personnel.

     
     
     
     

    Le problème, dans l’économie djiboutienne, c’est le coût des comptes bancaires.

    Les familles les plus démunies voient ainsi leurs maigres ressources disparaître au fil des mois.