Auteur/autrice : Jean-Marie Claudé

  • Réparation de l’unique voiture du village

    Réparation de l’unique voiture du village


    Les dons sur http://fr.ulule.com/djibouti/ ont atteint l’objectif de 1000€ Merci !

    Rappel des faits :

    En mai 2014, Kamil Gilani, âgé de 4 mois, présente des difficultés à respirer. Il faut l’emmener à l’hôpital de toute urgence.

    Tadjourah, la ville la plus proche, est à 20 km.  Les habitants tentent de démarrer la voiture, en vain.

    Faute de soins appropriés, Kamil décède peu après. Il souffrait d’une bronchite qui aurait pu être prise  en charge à Tadjourah.

    Pièces à changer sur la voiture en décembre 2014 : 

     

    Actions menées par l’association :

    Pourquoi c’est important :

    Par vos dons, vous pouvez nous aider à dire « NON » à l’isolement du village de Dougoum

    et donc à la vulnérabilité de ses habitants.

    Au-delà de l’aspect critique de l’urgence médicale,

    une voiture en état de rouler

    c’est également une possibilité de développement :

    le commerce de produits artisanaux avec la ville,

    des déplacements moins coûteux,

    une sécurité en cas d’urgence

    et un lien entre les communautés de la région.

  • A quoi ont servi les dons ?

    A quoi ont servi les dons ?

    TOTAL DES DONS sur les 4 premières années : 50 542 €

    Les dons: 19 542 € (en 4 ans)
    Apport du PNUD: 31 000 € (fin 2014)

    Les frais de transport et d’interprétariat ont été directement payés par les membres de l’association qui sont allés à Dougoum.

    Ces dépenses font partie des dons.

    Les frais du puits et de la citerne ont été payés par le P.N.U.D.

    APICULTURE
    452,00 €
    CRÉATIONS DE COMPTES   
            94,00 €
    EDUCATION   
       1 342,00 €
    HYGIENE/SANTE
          687,00 €
    INTERPRETES
          765,00 €
    JARDIN
      670, 00 €
    LAMPES ET ÉLECTRICITÉ
       2 450,00 €
    MAÇONNERIE et CONSTRUCTION
    3 589,00 €
    MATÉRIEL DE CUISINE
         585, 00 €
    NOURRITURE  
    549,00 €
    PUITS ET CITERNE
     31 000,00 €
    QUINCAILLERIE
          280,00 €
    TRANSPORTS
    7522,00 € 
    VANNERIE
          557,00 €

  • Le « découvreur » de Dougoum

    Le « découvreur » de Dougoum

    FRANÇOIS TURPIN

    C’est au cours d’une randonnée avec son ami Yacine que François a découvert fortuitement

    un campement de semi-nomades à Dougoum.

    Quelques daboïtas dans une dizaine d’enclos formaient un « village »

    dont le nom était totalement absent des cartes touristiques.

    François aime l’aventure et les rencontres qu’il immortalise par de superbes photos. 

    Il a rédigé un très intéressant guide de randonnées en territoire djiboutien.

     

     

    Après avoir enseigné à La Nativité,

    il a vécu durant presque une année en Australie.

    Il s’est engagé dans l’association des Abeilles de Dougoum pour le développement de ce village dont il est le « découvreur » avec Yacine, tout en travaillant comme professeur d’EPS au lycée Kessel.

    Son rôle a été de nous relier aux médias, à des personnalités, à des ONG ou à d’autres associations.

    Il a quitté Djibouti pour passer une année au Cambodge et une autre en Egypte.

  • Bilan Santé de février 2014

    Bilan Santé de février 2014

    Marie-Luce et Marc témoignent :

    « Dès le lendemain de notre arrivée à Dougoum, nous nous présentons devant chaque famille. Les petites consultations débutent.

    Notre démarche est d’essayer de soulager les souffrances des habitants en utilisant notre expérience d’infirmier et surtout sans se faire passer pour des docteurs. 
    L’observation mutuelle est de courte durée, une ambiance conviviale s’installe et nous pouvons échanger en toute sincérité et confiance, prodiguer des petits soins éducatifs et préventifs.
    Ce que je note tous les jours c’est une demande d’aide pour soulager «la douleur »  (musculaire, articulaire, pulmonaire, déchirure musculaire, dentaire,….). Un peu de paracétamol ? La question est posée avec le sourire, le seuil de tolérance à la souffrance est plus élevé que chez l’européen.

    Les pathologies que nous avons rencontrées et essayé de soulager :

    Chez les enfants : 

    ·distribution d’un traitement vitaminé antirachitique pour un mois (11 enfants vont en bénéficier).           

    ·ablation d’un corps étranger dans l’oreille droite        

    ·3 cas de fièvre soulagés

    ·1 Suivi et surveillance de toux grasse  

    ·traitement d’une diarrhée et vomissement   

         

    Chez les femmes :

    ·Traitement de 8 cas de fièvre avec succès

    ·Traitement de  9 cas de douleurs articulaires, musculaires, et névralgies invalidantes

    ·4 cas de conjonctivite

    ·2 cas d’hématome douloureux soulagés

    ·3 cas de cystite traitée

    ·2 cas de brulures gastrique soulagées

    ·Suspicion abcès du sein chez une jeune maman qui allaite 

    Chez les hommes:

    ·1 sciatique invalidante

    ·1 Otite sévère OG

    ·Plaie purulente à un pied droit, nécessitant une incision d’évacuation du pus

    ·2 conjonctivites

    ·Infection pulmonaire adulte cachexique avec lésions cutanées

    ·Douleurs musculaires et articulaires soulagées

    ·1 hernie scrotale soulagée

    Par ailleurs :
    Nous nous sommes mis en relation avec un agent de santé du village d’ARDO pour régulariser une visite auprès des habitants de Dougoum; une malle de petits matériels de soins et de médicaments de première nécessité sera à sa disposition chez une famille de Dougoum.

    Nous avons formé deux jeunes femmes du village pour prodiguer les petits soins d’hygiène sanitaire lors de blessures, ainsi que les premiers secours.

    Nous avons mis en partenariat l’hôpital de Tadjourah et un hôpital de France (à Rumilly) pour un don d’appareils de diagnostic. (Pas de nouvelles à ce jour)

    Nous avons eu une discussion avec la matrone du village sur sa position face à la demande des excisions.
    (Il n’y a plus d’excisions totales depuis 2 ans, seulement un bout de peau du clitoris……)

    Nous avons visité le centre de formation des personnels de santé à Djibouti, une offre de coopération pour participer à leur formation a été faite.

  • L’expérience de Philippe Hérat

    L’expérience de Philippe Hérat

     

    Philippe Hérat nous envoie ce récit en témoignage de son séjour à Dougoum:

    « La veille de mon dernier jour passé à Djibouti, avant de retourner en France, je descends du bac de Tadjourah. J’ai deux gros sacs et je dois marcher le long de la digue de l’Escale pour trouver un taxi. Une main se pose sur l’un des sacs, me l’arrachant presque. Je me retourne brutalement : une femme voilée de noir de la tête aux pieds, dont seul les yeux sont visibles à travers une fente du tissu, me dit : « Philippe, n’aie pas peur, c’est la Grande Hasna, de Dougoum ; je vais t’aider à porter ton sac ! ».

     

    Belle fin de voyage que cette rencontre. Elle résume à elle seule les bonheurs et les contradictions que j’ai vécus pendant dix jours au contact de villageois pleins de gentillesse et d’attentions.

    J’étais venu à Dougoum pour découvrir un village, ses habitants et les intervenants des Abeilles venus de France : c’est un bien bel endroit que Dougoum, vivant, propre, aménagé avec soin : un village Afar agréable et accueillant.

     

    Il y aurait tant à raconter à propos des villageois : Ils m’ont reçu avec la plus grande gentillesse et ont toujours fait preuve d’une grande attention à mon (et à notre) égard.

     

    Quant à l’équipe des Abeilles qui a accepté que je passe quelques jours avec eux à Dougoum avant de me rendre à Mouddo, Jean-Marie, Marie-France, Marie-Luce et Marc ont fait tout leur possible pour participer activement à la vie du village et pour aider les habitants en fonction de leurs compétences. Leur exemple a été pour moi source d’admiration et d’enrichissement.

    Un dernier mot concernant l’école : comment ne pas être admiratif devant ces hommes et ces femmes avides de connaissances et d’apprentissages…

    Nous regorgeons de richesses souvent inutiles alors qu’ils se contentent du nécessaire et font preuve d’une sagesse et d’un esprit d’entraide qui ne peuvent que nous laisser admiratifs.

    Une bien belle expérience qui, je le souhaite sincèrement, aura une suite !

    Toute mon admiration et mon amitié à tous. »

     

    Février 2014

  • « Travaux » d’enfants…

    « Travaux » d’enfants…

    Les petits s’occupent et se socialisent…

    Le saut à la corde…

    la réunion pour la prière…

    la toilette…

    l’école…

    la concentration

    parfois, un petit déjeuner avec du chocolat…

    la charge des plus petits…

    le ramassage du bois…

    les jeux de ballon…

    l’entretien du village…

     la balançoire…

  • La vannerie, tout un art !

    La vannerie, tout un art !

    Les femmes de Dougoum produisent une vannerie bien particulière: travail soigné et coloris chantants donnent à leurs créations un aspect qui en séduit plus d’un.

    Avec des lanières de palmes qu’elles plongent dans des teintures de leur choix, elles tissent, le plus souvent à plusieurs, des sacs, des boites, des poches, des portefeuilles…

     
     

    Depuis longtemps déjà, toutes les femmes qui vendent leurs réalisations cotisent à la caisse de secours gérée par leur association. 

    Avec cet argent, les malades, les futures mères et les accidentés peuvent couvrir les frais de leur séjour à l’hôpital de Tadjourah. 

     
     

  • Donner de l’énergie

    Donner de l’énergie

    Tout n’est pas pour tout de suite.

    Mais tout peut se faire, car tout est utile:

    le four, le réfrigérateur, la radio, la pompe, les lampes, la centrale, sans oublier les ordinateurs, tout peut être alimenté par l’énergie solaire… 

     

    On a essayé le four solaire…

    Positif:

    1) ça fonctionne bien quand c’est bien réglé.

    2) 15 minutes pour avoir de l’eau chaude et 20 minutes pour faire cuire des châtaignes !

    3) ce système permet l’économie de bois (fatigue du transport et protection du milieu)

    4) le four n’est pas lourd et on peut le transporter assez facilement

    Négatif:

    1) le prix d’achat est assez élevé (300 € – ou 70 000 FDJ

    2) l’appareil est fragile (il se démonte si quelqu’un le malmène)

    3) si le soleil est voilé, il ne produit pas de chaleur.

    Cette découverte a fait presque peur: comment s’en servir, comment adapter les horaires, quelles seront les nouvelles recettes ?

    La « centrale électrique »

    Nous avons construit la petite centrale électrique (2 m sur 1,5m):

    un panneau solaire de 150w, un régulateur,

    une batterie de 100 ampères et plusieurs prises « cigares » -12v-

    pour alimenter les lampes et les téléphones.

    Les lampes mixtes (électriques/solaires)  

    Nous avons poursuivi l’équipement des familles en lampes solaires. C’est une petite révolution dans un village

    où il fait nuit dès 18h30

    où les habitants doivent alors vivre dans l’obscurité.

     
  • Un compte bancaire pour chaque femme

    Un compte bancaire pour chaque femme

    Monsieur Abdoulmalik, Préfet de Tadjourah, a délivré un certificat de Communauté aux habitants de Dougoum. C’était la première reconnaissance officielle du village.

     

    Après avoir vérifié la validité des cartes d’identité des femmes du village, après avoir pris des photos d’identité de chacune d’entre elles,

    en janvier 2014 nous avons ouvert un compte bancaire à la CPEC (banque pour petits budgets) aux 6 femmes volontaires afin qu’elles puissent protéger leurs économies.


    En février 2015, 15 autres femmes ont pu ainsi bénéficier de l’ouverture d’un compte bancaire personnel.

     
     
     
     

    Le problème, dans l’économie djiboutienne, c’est le coût des comptes bancaires.

    Les familles les plus démunies voient ainsi leurs maigres ressources disparaître au fil des mois.

  • Les mini-jardins

    Les mini-jardins

    La première découverte, c’était de découvrir que chacun peut cultiver son petit jardin et manger ses propres légumes. Mais, pour y parvenir, il fallait des outils, des graines et des techniques.

    Nous avons acheté du matériel de jardinage:

    2 brouettes, 2 pelles, 2 râteaux, 2 barres à mines, 2 pioches.

    Nous avons apporté près de 500 grammes de graines (tomates, poivrons, fèves, pastèques, lentilles…)

    Les habitants de Dougoum ont fait le reste : ils ont mélangé leur terre à du vieux fumier de chèvre, ils ont bien arrosé et tout s’est mis à pousser bien vite.