Auteur/autrice : Jean-Marie Claudé

  • Les 8 besoins fondamentaux

    Les 8 besoins fondamentaux

    De nos observations à Dougoum, nous avons pu dégager l’existence de 8 besoins indispensables pour qu’un être humain puisse tout simplement vivre.

    « Tous ceux qui n’ont pas accès aux 8 besoins fondamentaux

    doivent être les prioritaires de l’humanitaire !  »                                                                     

    C. H. E. M. I. N. E. R.  

    à Dougoum

    Communications

    Il est indispensable aux habitants des zones désertiques d’avoir des téléphones pour toutes les urgences et si possible une voiture en état de marche, des routes et des pistes carrossables.

    Habitat
    Toute famille doit trouver un lieu et un toit pour s’abriter des éléments naturels et s’inscrire dans un environnement dont il prend soin.

    Eau 

    Creuser un puits, installer une pompe solaire, enfouir la canalisation et construire une citerne, c’est une priorité absolue. 

    Médication

    Chaque habitant doit avoir accès aux médicaments dont il a besoin. À cela, doit s’ajouter une formation continue à l’hygiène et à une bonne alimentation.

    Instruction

    La lutte contre l’analphabétisme est capitale, parce qu’il est très important que chacun puisse s’instruire en matière d’alimentation, d’hygiène, de santé, de commerce… Mais aussi qu’il puisse s’intégrer à sa culture et à son pays.

    Nourriture 
    Dans les régions où l’agriculture est difficile, il faut trouver les moyens de nourrir les populations en sorte qu’elles puissent rester en bonne santé : manger des légumes, du miel, du fromage et des oeufs.

    Energie

    Une énergie gratuite est absolument nécessaire pour avoir de la lumière ou du courant électrique: nous avons créé une petite centrale pour le 12v. A l’infirmerie, nous avons installé une centrale de 4 panneaux solaires qui donnent du 220v. Au puits, nous avons installé une pompe solaire alimentée par 6 panneaux.

    Rémunérations 

    Il est essentiel que les hommes puissent travailler pour percevoir un juste salaire et pour pouvoir se nourrir correctement. Les villageois sont désormais bergers, fromagers, apiculteurs, maçons, jardiniers…

     

  • Le Centre artisanal

    Le Centre artisanal

    La construction du centre artisanal est terminée !

     

    Tout commence comme ça : chaque femme emporte la matière première de la vannerie.

     

    Chacune des 19 femmes a de quoi travailler.

    Les hommes viennent les aider à porter leur trésor.

    Dans leur enclos ou à  l’ombre du centre artisanal, elles peuvent se mettre à l’ouvrage.

    Une fois leur travail terminé, les femmes apportent leur production au Centre Artisanal.

    La salle d’exposition est bien achalandée. 

    On y trouve des paniers, de sets de table, des décorations murales, mais aussi des daboïtas, des cases, des porte-bouteille…

    … et des porte-monnaie…

    … et même des chaussures…

  • Une nouvelle d’Alexis Lienard

    Une nouvelle d’Alexis Lienard

    DU SILENCE DES ABEILLES.
    À Kadidja …

    Cela fait maintenant 3 ans que Kadiga a quitté Dougoum. Son village. Sa terre. Ses abeilles. Son pays. Tout lui manque. Le sourire des enfants. Les larmes des mères. La faim. La soif. Le manque de tout, maintenant qu’elle vit dans l’abondance. Dans l’indécence. Dans la violence de l’Occident. C’est ce professeur. Cet homme blanc venu leur apporter médicaments et soutien, qui a conseillé à ses parents de l’envoyer étudier d’abord à la ville. Puis quand, avec d’impressionnants résultats, elle obtint son certificat d’étude, il lui parla de l’Université. Pas celle de Djibouti, non. L’université française, celle qui avait fait de lui un homme de science, de bonté, se disait-elle. Elle se rendit bien vite compte que les hommes comme celui-là sont rares dans ce pays qui jamais ne sera le sien, ce royaume de frelons, cet endroit qu’on appelle la France.
    Voilà maintenant trois ans donc. Trois ans qu’elle vit dans cette pièce exiguë qui a la prétention de se nommer «studio». Trois ans qu’elle alterne entre interminables journées de cours et nuits entières à travailler dans une station service en ruine, tenue par un homme ignoble qui l’exploite de toutes les manières qui soient. Et trois ans qu’elle ment. Qu’elle se ment à elle-même. Qu’elle ment à son ancien professeur, resté à Dougoum, ne revenant que trop peu dans sa terre natale. Qu’elle ment aussi, à ses parents. Vantant les mérites de ce pays, la France, pays de tous les possibles disait son père. Fatigue. Misère. Mensonge. Vulgaire vie qui est la sienne, et Kadiga se meurt. Noyée dans l’espoir et l’ambition. Elle se voit, souvent, le soir, alors qu’elle tombe de sommeil, revenir au pays. Triomphante. Elle descend de l’avion, le soleil brûle ses yeux, réchauffe son cœur. Ses parents sont restés au village, mais le professeur blanc l’attend. Il est venu avec sa voiture, la seule du village. Le trajet est long. Elle se perd dans les paysages. Ces étendues de libertés. Ces étendues de vie. Ils arrivent. Un attroupement se forme autour de l’auto. Des embrassades. Des rires. Cris du bonheur. Larme de joies. Ça sent le miel. Le cumin. L’encens. Une fête, pour elle. Puis elle se réveille.
    Kadiga est de retour derrière le comptoir de cette miteuse station de service. La lumière du néon l’aveugle. Les courants d’airs lui glacent le sang. Le regard fuyant, elle encaisse l’article du client qui attend depuis quelques minutes déjà qu’elle revienne à ses esprits. C’est Ibo. Tous les soirs, il vient acheter une carte téléphonique pour joindre sa famille. Des Somaliens résidant au sud de Djibouti. Il la salue. Elle prend des nouvelles. Tout le monde va bien, al hamdoulilah. Elle prend des nouvelles de la situation au pays aussi. Ses parents ne peuvent la renseigner sur ce sujet, alors elle compte sur Ibo. Le père d’Ibo est une grande figure de l’opposition. Non sans avoir conscience du prestige et du danger, Ibo n’en est pas peu fier. Les nouvelles sont mauvaises, toujours. Comment seraient-elles bonnes, quand le roi de la division refuse de quitter le palais. Quand le sultan de tous les excès trône dans les urnes. Le peuple est ingrat. Dangereux, parfois, lui dit Ibo. Elle acquiesce. Il s’en va. Solitude, encore. Les clients sont rares. Dieu merci, se dit-elle. L’angoisse est si grande quand l’infernale cloche de la porte sonne de toute son horreur. L’angoisse est grande, quand des « Bonsoir » viennent la tirer des songes à la douce odeur de musc et de santal qui la transportent au-delà des frontières de la nostalgie, du manque. Elle part, encore. Elle est à Tadjourah. Elle se baigne. Il fait chaud. Les enfants rient, vulgaires, heureux, les femmes se dénudent à peine, timidement. L’eau est fraîche.
    «Une carte Lycamobile. Et un paquet de Lucky Stricke.». Réveil. Un client. Il est beau, noir, grand. Ses traits lui sont familiers. Un Afar, je crois, se dit-elle. Elle ne l’a jamais vu. Cet endroit a ses habitués. Il n’est pas de ceux là. Intriguée, elle lui tend la carte, le paquet de cigarette. Il sourit. Elle baisse la tête, instinctivement. Malaise. Ses traits lui sont familiers, une Afar, pour sûr, se dit-il. Il improvise quelques mots, en somalien d’abord, puis finalement dans cette douce langue que Kadiga n’entend que trop peu depuis son départ. Des banalités. Mais tellement douces, tellement riches, tellement belles à l’oreille de Kadiga. Elle lui répond, des banalités, elle aussi. En afar, directement. Elle a fait une plaisanterie. Il rit. Elle se surprend à succomber à ce rire communicatif. Des éclats de rire inondent la froide boutique. Du safran, ce rire. Précieux, doux, vif, modérément éparpillé. Il paie. La salue. Il s’en va. Solitude, encore. Le lendemain, il revient. Et encore, ils rient. Encore, il va la sortir de ses doux rêves pour lui faire goûter au bonheur de l’instant partagé, si court soit-il. Encore, il achète une carte, un paquet de cigarette. Encore, elle lui tend le tabac et le petit bout de plastique. Et encore, des banalités. Encore il part, et toujours elle est seule.
    Un soir, elle décide qu’elle n’ira pas. Non. Elle ne passera pas une nuit de plus à attendre que la lune soit engloutie par le soleil dans ce cycle du temps qui passe ne faisant que la détruire un peu plus à mesure que sa peine s’allonge. Elle n’ira pas travailler, pas ce soir. Alors elle sort. Elle vit. S’en va manger goulûment la liberté. Elle se prend à rêver alors qu’elle marche timidement dans le centre de cette ville qu’elle connaît si peu, bien qu’y étant installée depuis trois ans. Elle entend les rires qui illuminent. Les voix qui s’élèvent. Les verres qui se brisent. Ivresse et maladresse. La nuit est douce. C’est l’été. Elle trébuche, le brouillard de ses pensées rend difficile tout déplacement. Elle trébuche en heurtant l’homme. Lui. Il est là. Noir, beau, grand. L’Afar de la station service. Il sent le tabac. Il s’excuse, l’aide à se relever. Il sourit, et, encore, elle baisse la tête. Malaise. Puis ils rient, dans la gêne, dans la fumée de cigarette, dans la douceur de la nuit, ils rient. Il s’étonne de la voir là. Elle lui raconte. Lui raconte tout. Sa vie ici, ce qu’elle était là bas. Il écoute. Dans la gêne. Le bonheur. Il l’écoute, tend l’oreille à cet impudique récit. Il étreint chaleureusement cette soudaine confiance. Prend ces confidences comme le timide baiser d’une enfant qui joue à faire la Dame. Puis elle s’arrête. Ne parle plus. Silence. Et malaise encore. Puis des rires, toujours. Lui ne dit rien. Elle l’aime, ce silence, cet homme. Elle aime cet homme dans le silence. De cet amour qui assourdit. De cet amour qui éteint le bruit de la vie, le battement du cœur en peine. De cet amour qui la transporte au delà des frontières du souvenir, de l’entendement. Et partout, maintenant elle va l’aimer. Car plus rien n’est, tout autour. Rien. Que lui. Elle oublie la France. Et oublie Dougoum. Elle oublie ses espoirs, ses déceptions. Elle n’entend plus les pleurs de sa mère. Le rire des enfants. L’ivresse de la ville. La cloche de la boutique. En ce soir d’été, Kadiga n’entend plus. Ne se souvient plus. Ne rêve plus. Elle aime. Et l’amour est transcendance.

    Alexis Lienard

  • Semaine de la Solidarité internationale à Dunkerque

    Semaine de la Solidarité internationale à Dunkerque

    Comme en 2015, l’Association France-Djibouti, dirigée par Zamzam Farah, a reçu l’Association des Abeilles de Dougoum à DUNKERQUE.

     

    Nous avons pu retrouver la Maison de Quartier des Glacis, et Philippe son président, avec un grand plaisir pour parler de notre action à Djibouti. 

     
     

    Déjà, en novembre 2015,

    à l’occasion de la semaine de la Solidarité internationale,

    Zamzam Farah, présidente de l’Association France-Djibouti

    avait invité l’association des Abeilles de Dougoum

    à participer à plusieurs manifestations…

     

        

    …dans la maison de quartier des Glacis pour une exposition artisanale…

    …pour des animations concernant la République de Djibouti et la région de Tadjourah en terre afar…

    …et pour un goûter convivial…

     La deuxième journée a été l’occasion d’apprendre, à tous les volontaires, la recette des « crêpes à la sauce »… 

    Après la troisième journée qui fut consacrée à un forum des Associations, la soirée du quatrième jour permit à 4 pays (Chine, Maroc, Comores et Djibouti) de présenter leur artisanat, leur alimentation, leurs vêtements traditionnels et leurs danses.  

  • Création d’un rucher

    Création d’un rucher

          Les abeilles de la République de Djibouti sont nombreuses dans le massif du mont Goda, au nord du golfe de Tadjourah. Elles sont de petite taille, nombreuses et assez agressives. 

     

    Depuis quelques années, le village possède des ruches traditionnelles.


    Quand ils n’ont pas de ruches,

    plusieurs habitants de Dougoum visitent régulièrement des essaims sauvages dans la montagne.

    Ils en retirent des rayons qu’ils broient pour en recueillir un miel délicieux.

    Posséder des ruches modernes leur permet d’éviter ce broyage,

    de faciliter le travail des abeilles

    et d’accroître la production.

    La sécheresse limite le nombre de fleurs, surtout l’été :

    si personne ne nourrit l’essaim en période de disette,

    il risque de dépérir et de mourir de faim.


    Il a donc été nécessaire d’organiser un rucher délimité,

    surveillé, alimenté et protégé. 

    Sur la pente Est d’une colline, les habitants ont repéré un territoire intéressant.

     

    Ils ont créé des plateformes sur lesquelles ils peuvent disposer leurs ruches qu’ils doivent protéger de tous les prédateurs.

    Mais…

    Un premier projet a été momentanément anéanti

    par la sècheresse de 2013.

    Les jeunes essaims n’avaient pas assez de provisions,

    et le manque de floraison ne leur a pas permis de s’alimenter correctement.

    Le propriétaire des ruches a emporté son matériel pour le placer sur une zone plus fraîche.

    Le projet en cours :

    – acquérir une dizaine de ruches Langstroth ou Dadant
    – acheter un extracteur manuel pour 6 cadres et un maturateur
    – s’équiper en cadres, lève-cadre, cire gaufrée… 


     
  • Une infirmerie à Dougoum

    Une infirmerie à Dougoum

    En février 2015, nous avons restauré une case en pierre

    pour en faire une infirmerie.

    Sol en mortier, fenêtres et porte réparées. 

     

     


    Nous avons aussi acheté un réfrigérateur alimenté par des panneaux solaires.

    Nous avons demandé aux infirmières de Caritas si elles pouvaient aller à Dougoum pour lancer notre programme santé.

    Voici ce que nous a écrit l’infirmière Florence qui a passé quelques jours au village avec 3 autres infirmières :

    « Tout s’est très bien passé à Dougoum, nous avons pu faire la visite médicale de 66 villageois dont des consultations de femmes enceintes. Leur état de santé est très bon, beaucoup de douleurs dorsales liées à leurs conditions de vie… Seule un cas grave d’asthme (qui n’a pas voulu que je la fasse hospitaliser).

    L’installation des panneaux solaires a été très rapide et le frigo a été fonctionnel très rapidement !

    Nous avons trié et rangé les médicaments, puis réalisé des actions d’éducation à la santé : comment  nettoyer le nez d’un enfant , que faire en cas de diarrhée, de constipation, de brulure.

    Nous avions amené beaucoup de vêtements que nous avons distribués.

    Avant notre départ, nous avons été reçu par le médecin chef de l’hôpital de Tadjourah à qui nous avons fait des transmissions très précises sur l’état de santé des villageois. Puis le sous préfet nous a également accueilli.

    Un reportage télé (que je n’ai pas pu voir hélas !) a également été réalisé, sur nos actions, nous n’avons pas manqué de parler des « Abeilles de Dougoum » à tous nos interlocuteurs !   

    C’est un très beau souvenir, je suis très heureuse d’avoir pu le vivre.. »

    Les travaux du « Projet Infirmerie »

    Feuilles de palmiers doum pour le toit,

     

    la porte consolidée et repeinte,

    sol cimenté et fenêtre réduite.

     
     
     

    x

  • Comment lutter contre le réchauffement climatique ?

    Comment lutter contre le réchauffement climatique ?

    A Dougoum, la lutte contre le réchauffement climatique est une obligation et un devoir absolus !

    Nous devons :

    – remplacer la combustion du bois par la production de l’énergie solaire ou éolienne 

     

    – protéger les sols par la création de micro barrages 

     

    – repérer les eaux souterraines et construire des citernes

     

    – créer des terres arables pour la production de végétaux (fourrages, fruits et légumes)

     

    – développer des parcs arborés

     

    – lutter contre la déforestation

     

     

     
  • Exposition à l’Institut Français de Djibouti

    Exposition à l’Institut Français de Djibouti

    Sous la responsabilité de Caroline et de Laurence, les habitants de Dougoum sont venus à Djibouti pour exposer et pour vendre leur artisanat. L’exposition était organisée par l’Institut Français de Djibouti, du 21 septembre au 8 octobre 2015.






    Mr Daoud Ahmed Daoud

    Président de l’Association des Habitants de Dougoum

    Djibouti, le 9 octobre 2015

    A

    Monsieur Jean-Marie

    Président de l’Association des Abeilles de Dougoum

    Objet : Lettre de remerciement

    Monsieur,

    En ma qualité de Président de l’Association des Habitants de Dougoum, je viens par la présente, vous adresser, au nom de tous les habitants de Dougoum et en mon nom personnel, nos plus vifs remerciements pour votre engagement à nos côtés et votre soutien à notre égard à toutes les étapes de réalisation de notre projet y compris l’exposition d’objets artisanaux au sein des locaux de l’IFAR.

    Grâce aux efforts conjugués de Madame Laurence et de Madame Caroline, l’exposition fut un vrai succès et les objets de Dougoum ont été les plus vendus de tous les objets exposés par ailleurs.

    C’est la vente d’une année que nous avons réalisé en une semaine et la population de Dougoum n’a pas eu de souci pour subvenir à ses besoins grâce à cette vente et pour payer les fournitures scolaires de leurs enfants qui poursuivent leurs études en ville.

    Merci encore pour votre collaboration précieuse, veuillez agréer Monsieur le Président mes salutations chaleureuses et  respectueuses.

  • François Gelez, un jardinier à Dougoum

    François Gelez, un jardinier à Dougoum

    Parmi les professeurs de La Nativité, nous avons rencontré François Gelez, installé pour une année à Djibouti, avec son épouse Isabelle et ses 3 enfants.

     
    L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_4591-1.jpg.



    Pendant plus d’une quinzaine d’années, il a exercé le métier de maraîcher en Corrèze (France).
    Dès que nous lui avons parlé de Dougoum, il a accepté de venir au village pour contrôler la santé des micro-jardins et pour donner des conseils afin d’améliorer les productions de légumes.

     



    Son passage à Dougoum est vite devenu très utile car des insectes étaient en train de dégrader toute la production de tomates en s’installant à l’intérieur de chaque fruit.



    Il nous a expliqué comment traiter les plantes biologiquement à moindre frais et comment il fallait les protéger du soleil.



    Il nous a donné de bons conseils pour le grand jardin où nous cherchons à faire pousser une plante fourragère, le sudangrass, une variété de sorgho adaptée au climat de l’Afrique de l’Est.

    Une fois le fourrage ramassé, il faut l’entreposer dans un grenier pour la saison chaude pendant laquelle la végétation est brûlée.


    François et sa famille vivent maintenant au Cameroun. 
    Merci à lui, à sa femme et à ses enfants.

     
     
     





  • Les Dougoumois

    Les Dougoumois

    L’imam

    Originaire d’Ardo, Mohamed Daoud est l’imam du village de Dougoum. Il possède une famille et des descendants dans chacun de ces villages.

    C’est un homme d’expérience. Il se souvient de l’époque où son troupeau trouvait une herbe abondante dans la région. 

    Lui qui s’est occupé de vaches et d’abeilles, assiste malheureusement à la disparition d’une végétation absolument nécessaire à la survie des animaux et donc des habitants.

    L’imam est aussi un sage : sa parole ne peut être contestée et tout le monde se soumet à sa décision. Nous l’avons vu agir avec une autorité naturelle et un grand bon sens.

    Il nous a toujours accueillis avec beaucoup d’intérêt et de générosité. Il a compris notre attachement pour tous les gens de Dougoum et il sait que l’amélioration de la condition des femmes est indissociable de la survie du village.

    Daoud (appelé aussi David)

       

    Daoud est l’animateur du village et le responsable de l’activité touristique. Depuis janvier 2013, il est le président de l’Association des Habitants de Dougoum.

    Avec un bon sens pragmatique, il a proposé aux enfants de ramasser les papiers et les plastiques. Il est l’initiateur du trou à ordures.
    Il a fait tracer les rues et les chemins au coeur du village.

    Daoud participe à tous les projets et entretient des liens amicaux avec tous les membres des « Abeilles de Dougoum ».

    Originaire d’Ardo, Daoud a beaucoup appris en aidant au développement de son village.

    Plus tard, il s’est installé à Dougoum dont il rêve faire un exemple de progrès solidaire.

    Malgré un handicap à la hanche, c’est un homme actif, enthousiaste et plein d’idées.

    Kadiga

    Kadiga, avant même notre arrivée au village, était la responsable de la Caisse des Femmes.

    Aujourd’hui, Kadiga est la Présidente des Femmes dans l’Association des Habitants de Dougoum. C’est une jeune femme dynamique, accueillante et au sourire généreux. Il y a toujours du monde dans son enclos et elle reçoit chacun avec un verre de thé ou un petit plat succulent qu’elle vient de cuisiner. 

    Avec son mari Mohamed et avec Daoud, ils se sont organisés pour pouvoir inviter les touristes qui souhaitent visiter ce village traditionnel.  

    Le 9 septembre 2016, ils ont eu une petite fille nommée Nasro et en décembre 2012, est née le petit Daoud.

    Souhaitons à Kadiga de garder toujours sa bonne humeur et son autorité apaisante.

    Hasna Mohamed

    Hasna est une amie qui a le coeur en or.

     C’est une personne qui a le sens de l’autorité, des affaires et de l’accueil. Elle possède un magasin au village et contribue ainsi au mieux-être des habitants.

    C’est elle aussi qui  reçoit les touristes dans son domaine avec beaucoup de gentillesse. Malheureusement sans enfant, Hasna est une femme de santé fragile, mais avec un moral très fort.

    Hasna Daoud

    Hasna Daoud est une jeune femme originaire d’Ardo. Parlant parfaitement le Français, elle a été, depuis le début, l’interprète naturelle entre notre association et les habitants de Dougoum.

    Au fil des jours, elle est devenue une amie précieuse, fidèle et active.

    Son rôle la prédisposait à entrer dans l’association en tant que secrétaire. Mais en septembre 2014, elle a demandé à ne plus assumer cette responsabilité pour des raisons professionnelles.

    Elle s’est mariée et habite aujourd’hui en Belgique.