Catégorie : santé

  • Un toit pour chacun

    Un toit pour chacun

    Dougoum est un village d’une vingtaine de familles.

    Chaque famille (environ 10 personnes) vit dans un enclos délimité par des branchages reliés entre eux.  

    Dans l’enclos, s’élèvent des constructions variées ;

    il peut y avoir un ou deux daboïtas, recouverts de nattes. Si les daboïtas protègent bien de la température extérieure, ils  laissent cependant passer la pluie. Pour y remédier, il faut les recouvrir de bâches plastifiées.

    On trouve aussi plusieurs cases généralement construites avec des branches et recouvertes d’un genre de chaume qui, avec la sécheresse, manque actuellement dans la contrée.

    Comme les branches sont souvent attaquées par les termites, les habitants de Dougoum envisagent d’édifier leurs demeures en pierres issues de la carrière voisine.  

    Le projet des habitants prévoit  aussi

    d’éviter ce qui ne peut pas être régional,

    comme les tôles ondulées et les parpaings de béton.


    Le caractère « africain » de chaque demeure

    est à conserver à tout prix 

    pour préserver une identité propre

    et une harmonie avec le milieu.

     

  • La corvée d’eau

    La corvée d’eau

     

    Le plus intense souhait des femmes de Dougoum, c’est de disposer d’une fontaine au village pour en finir avec la corvée d’eau : faire des kilomètres chaque jour en portant sur le dos des dizaines de litres, c’est fatigant, usant, long, fastidieux.

     
     

     Une femme de 40 kg doit être solide pour porter 25 kg sur le dos, sur une distance de 1 200 m, 6 à 8 fois par jour !

     

    On peut parfois utiliser les ânes pour le transport de l’eau, mais il faudrait déjà avoir beaucoup d’argent pour  les acheter et les nourrir.

     

    La corvée d’eau use les organismes, casse les corps et provoque de nombreuses fausses-couches.  

     

    C’est en voyant ces femmes souffrir sous le poids de ces bidons,

    que Jean-Marie a décidé de trouver les moyens financiers

    pour creuser un puits

    y placer une pompe solaire

    et pour construire une citerne.

  • Le trou à ordures

    Le trou à ordures

    Dès ses premières visites, Yacine remarque les nombreux déchets qui jonchent le sol du village.

    Il y a notamment des poches plastiques, des os et des piles alcalines par centaines.

    Il est surtout choqué de voir les jeunes enfants qui jouent avec de vieilles piles éventrées…

    Les arbres aussi sont dégradés par la présence de vieux tissus et de poches.

     

    Le simple fait de dénoncer cette saleté a provoqué la réaction immédiate des habitants du village.
    Sous la houlette de Daoud, les enfants et les femmes ont ramassé tous ces détritus.

    Les piles ont été rassemblées dans de gros bidons, en attendant une future collecte… 

    Et les habitants ont décidé de créer un trou à ordures à la sortie du village pour rassembler tous ces produits dangereux pour l’environnement.

     

     
     

     

    Cette réaction et cette réalisation permettent à toute la population de connaître une meilleure hygiène et, par là, une meilleure santé?