Catégorie : santé

  • La chaîne du froid à Dougoum

    La chaîne du froid à Dougoum

    Les Dougoumois peuvent enfin rafraîchir leurs boissons. Ils pourront surtout garder au frais leur production de légumes et de fromages.

    Grâce aux dons des adhérents,

    l’A.F.A. a financé l’achat d’un réfrigérateur solaire. L’énergie est stockée dans deux batteries.

    Et pour ne pas rompre la chaîne du froid, l’A.F.A. a également acheté une glacière qui fonctionne en 12v et en 220v. Elle permettra d’amener les produits alimentaires à Tadjourah ou à Djibouti, soit pour les vendre soit pour les consommer.

    C’est un beau progrès sur le plan sanitaire !

    Détail important : les villageois qui sont hospitalisés à Tadjourah ou à Djibouti sont nourris par leurs familles.

    Nous sommes convaincus que des fruits, des légumes ou des oeufs frais aident les malades à améliorer leur santé. .

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  • HISTOIRE DE NOS PROJETS

    HISTOIRE DE NOS PROJETS

    TOUS CES PROJETS ONT ÉTÉ POSSIBLES GRÂCE À L’ÉNERGIE DE DAOUD, DES FEMMES DE DOUGOUM ET DES DONATEURS !

    LE PROJET « BARRAGE »

    DÉCEMBRE 2019

    Nous construisons, avec une vingtaine d’ouvriers dirigés pas Houmed Seik, un barrage sur le petit oued qui longe le puits Bouya. Le but est de ralentir la course des eaux vers la mer, de créer une réserve qui permette de s’infiltrer dans le sol et d’alimenter la nappe phréatique qui se trouve à quelques mètres sous terre.

    LE PROJET « PROFESSIONNALISATION »

    AVRIL 2018

    Camille Panier à entamé une initiation à la « professionnalisation ». Il s’agit de repérer les compétences individuelles, d’enseigner quelques méthodes commerciales et de projeter les habitants vers une « économie de marché » au sein du village.

     
    LE PROJET « TOILETTES SÈCHES »

    AVRIL 2018

     Parce que les déchets humains abandonnés dans la nature propagent les microbes apportés par les mouches et les moustiques, nous finançons l’installation de toilettes sèches. Camille Panier va sur le terrain en faire la pédagogie. Les habitants de Dougoum pourront ainsi éliminer les cendres de leurs cuisines et créer du compost.

     

    LE PROJET « CHERCHEUR D’EAU »

    JANVIER et FÉVRIER 2017

    Parce que l’eau est un combat permanent, nous invitons Philippe Tepasso, un sourcier français, pour trouver d’éventuels filons d’eau souterraine dans la vallée de Dittilou. En 4 ans, les habitants de la vallée ont creusé, un peu au hasard, 5 puits : un seul a donné un bon résultat ! Des sites sont repérés à Dougoum, à Maddala et à Guihimbi. 

     Le PROJET « UNE ENSEIGNANTE ITINÉRANTE »

    JANVIER – MAI  2017

    Les femmes de Dougoum souhaitaient pouvoir apprendre à lire et à écrire sur une période plus longue. Les femmes de Guihimbi étaient aussi désireuses de participer à cette formation. Céline Weber a passé quatre mois, seule européenne dans ces 2 villages, a enseigner la lecture, l’écriture et le calcul auprès des adultes. Elle a aussi travaillé auprès des enfants.

    LE PROJET « POULAILLER »

    FÉVRIER 2017

    Apprenant l’existence d’un élevage de poules à Randa, nous construisons un poulailler dans lequel nous mettons 5 poules pondeuses. Un vrai succès qui va servir d’exemple pour l’installation d’un poulailler dans chaque famille. Pour rappel : les oeufs sont un apport très intéressant de protéines.

     

    LE PROJET « CANALISATION SANITAIRE »

    FÉVRIER 2017 

    Nous proposons aux habitants du village de collecter les eaux usées et de les diriger vers le jardin en enfouissant des tuyaux en PVC. 

    LE PROJET « FORMATION AU FROMAGE »

    FÉVRIER 2016

    Pour poursuivre un travail commencé en 2015, nous apportons au village de la présure et des faisselles. Nous formons quelques habitants de Dougoum à la fabrication de fromage. Avec l’aide de la F.A.O. ils forment eux-mêmes une vingtaine d’habitants de plusieurs villages de diverses zones agropastorales.

    LE PROJET « CHÈVRES LAITIÈRES »

    JANVIER 2016

    Avec l’aide de la FAO, nous étudions la possibilité de créer un petit troupeau de chèvres laitières, nourries au fourrage qui poussera dans notre grand jardin, afin de développer la production de lait à partir duquel les habitants pourront faire un excellent fromage de chèvre frais.

    LE PROJET « DOUCHES SOLAIRES »

    FÉVRIER 2016

    Quelle joie pour ces enfants qui découvrent le plaisir d’une bonne douche d’eau chaude ! Un pas en avant vers une meilleure hygiène.

    LE PROJET « FRIGO SOLAIRE »

    JANVIER 2016

    Pour pouvoir conserver à la fois les médicaments et les fromages frais, nous avons installé trois panneaux solaires, deux batteries, un transformateur et un réfrigérateur.

     
    LE PROJET « CENTRE ARTISANAL »

    JANVIER 2016

    Nous participons à la conception et au financement d’un centre artisanal. Ce bâtiment rassemble la production des femmes du village. Les touristes n’ont plus qu’à choisir…  

    LE GRAND JARDIN

    FÉVRIER 2015

    Le grand jardin a vocation de produire du fourrage pour les chèvres. Nous le développerons quand l’eau sera plus abondante au village. Nous devons trouver des fournisseurs de « sudangrass », une plante fourragère adaptée à ce climat. Puis, il faudra créer des greniers à fourrage. Pour en améliorer la production, nous devrons acheter des filets pare-soleil. 

    LE PROJET ‘PUITS BOUYA »

    JANVIER 2015 

    Creuser un premier trou de 9 mètres avec une dizaine d’hommes, puis en creuser un autre de 6 mètres et, soudain, voir couler un abondant filet d’eau : le bonheur !

    LE PROJET « ADDUCTION ENTERRÉE »

    JANVIER 2015

    Pour joindre le puits et le village, il a fallu creuser une tranchée de 1 km sur 50 cm de profondeur, y déposer une conduite d’eau en PVC et reboucher le tout !

    LE PROJET « GRANDE CITERNE »

    JANVIER 2015

    Jusqu’à 24 ouvriers ont été nécessaires pour édifier cette citerne de 32 m3 et pour la relier à une fontaine.

    LE PROJET « PHARMACIE ET INFIRMERIE »

    JANVIER 2014

    Créer une infirmerie et compléter le stock de médicaments en renouant les liens avec l’hôpital de Tadjourah sont deux actions prioritaires de chaque année.

     

    LE PROJET « COMPTES BANCAIRES »

    FÉVRIER 2014

    En 2014 et en 2015, nous ouvrons des comptes bancaires à 18 femmes du village. Maintenant, grâce à l’école, elles savent signer et lire les documents bancaires.

     
     

    LE PROJET « CENTRALE ÉLECTRIQUE »

    JANVIER 2014 

    Pour pouvoir recharger leurs téléphones, les tablettes ou les ordinateurs des visiteurs, il était important de créer une petite centrale électrique solaire.

     

    LE PROJET « ÉQUIPEMENT EN MATÉRIEL »

    FÉVRIER 2014

    Nous avons acheté les outils nécessaires aux divers travaux dans le village (bricolage, jardinage, apiculture, menuiserie…)

     

    LE PROJET « JARDINS PERSONNELS »

    FÉVRIER 2014

    Apporter les graines et enseigner les techniques pour produire des tomates, des courgettes, des melons, des pastèques…

     

    LE PROJET « GRAND SERVICE »

    FÉVRIER 2014

    Nous achetons un grand service de plus de 200 pièces (couverts, verres, marmites, plats … C’est nécessaire pour chaque mariage, pour chaque enterrement, pour les fêtes etc… Jusqu’à présent, ils devaient les louer !

     

    LE PROJET « FOUR SOLAIRE »

    FÉVRIER 2014

    Nous fournissons à une famille un four solaire pour en vérifier la nécessité et l’utilisation. Problème : le soleil n’est pas souvent présent en hiver. Et ce matériel s’avère trop fragile !

    LE PROJET « TROU À ORDURES »

    FÉVRIER 2014

    Puisqu’il n’existe aucun ramassage des ordures dans la région, les habitants de Dougoum acceptent de ramasser tous les déchets et de les rassembler dans un grand trou.

    LE PROJET « TERRAIN DE FOOT »

    FÉVRIER 2014 

    Tout le village est occupé par de grosses pierres qui rendent la marche malaisée. Nous décidons de tracer et de nettoyer un terrain de jeux qui servira aussi de lieu de réunion et de fêtes.

    LE PROJET « RÉPARATION DE LA VOITURE »

    FÉVRIER 2014

    Réparation de l’unique voiture du village grâce aux dons ( 1000 €), collectés par l’intermédiaire de ULULE, pour l’achat des pneus, la réparation du système de freinage, des suspensions et de l’ensemble des circuits (électrique, eau, huile).

    LE PROJET « PARC ARBORÉ »

    FÉVRIER 2014

    Nous avons acheté une cinquantaine d’arbustes, d’essences locales, pour apporter un peu de fraicheur au village. Et nous avons financé leur entretien par les femmes de Dougoum.

    LE PROJET « INFIRMIERS À DOUGOUM »

    JANVIER 2014

    Avec Marie-Luce et Marc, infirmiers à La Rochelle, nous faisons un bilan santé des enfants et des femmes du village. Nous proposons une information pour l’amélioration de l’hygiène et de l’alimentation, nous apportons les soins de première nécessité et nous expliquons la politique du Ministère de la promotion de la Femme en matière d’excision, de contraception et de maladie.

    LE PROJET « BÂCHES DE TOITURE »

    A partir de 2013…

    Pour que les familles puissent passer l’hiver au sec, pour éviter rhumes et bronchites, nous avons équipé chaque case d’une bâche plastifiée, comme dans les autres villages.

    LE PROJET « LAMPES SOLAIRES »

    A partir de 2013…

    Nous veillons à équiper chaque famille d’une lampe solaire. Cet équipement leur permet de pouvoir continuer à vivre normalement après 18h30 (coucher du soleil) et à éviter la pollution par les piles électriques.

     

    LE PROJET « GRAND RUCHER »

    FÉVRIER 2013

    Après avoir équipé les ruches de cadres et de cire, nous créons un grand rucher, tourné vers l’Est, sur une colline dominant le village. Créer des plateformes, un enclos de branches pour le délimiter, un chemin d’accès, tout cela prend beaucoup de temps et d’énergie. Pour finir, nous finançons un gardien. 

    LE PROJET « COOPÉRATIVE »

    JANVIER 2013

    David fait construire une case où nous rassemblerons tout le matériel que nous avons acheté ou acquis pour le village.

    LE PROJET « VILLAGE PROPRE »

    JANVIER 2013

    Sous l’impulsion de David, avec l’aide des enfants,  nous invitons les Dougoumois à créer des rues dans le village en nettoyant le terrain des plastiques et des pierres qui les encombrent.

     

    LE PROJET « GRAINES POUR DOUGOUM »

    JANVIER 2013

    Nous apportons des graines de légumes –betteraves, choux, piments, tomates- pour les 16 enclos familiaux. Nous apprenons aux habitants de Dougoum à créer de mini-jardins avec l’aide d’Houmed Ibrahim.

     

    LE PROJET « ÉCOLE »

    JANVIER 2013

    David a fait construire une case-école. Nous travaillons auprès des habitants qui veulent apprendre À LIRE, À ÉCRIRE, À COMPTER, mais aussi pour qu’elles abandonnent certaines pratiques dangereuses ou négatives : l’excision, l’enfumage des bébés, certaines superstitions, …

    LE PROJET « RESTAURATION DE LA VIEILLE MOSQUÉE »

    JUIN 2012

    Yacine et ses coreligionnaires financent la restauration de la vieille mosquée. Yacine a fait les plans, a choisi le matériel et a suivi une bonne part des travaux.

    LA CRÉATION DE DEUX ASSOCIATIONS

    MARS 2012

    Nous créons l’association française des Abeilles de Dougoum. Mais, pour pouvoir travailler à Dougoum, nous créons aussi l’association djiboutienne des Habitants de Dougoum
    dont DAVID SERA LE PRÉSIDENT.

    LE PROJET « COLIS POUR DOUGOUM »

    A partir de 2012…

    Chaque mois, nous remettons des colis envoyés par des Français: chaussures, vêtements, matériel scolaire, alimentation, jouets, bijoux…

    LE PROJET « FORMATION À L’APICULTURE »

    FÉVRIER 2012

    Parce qu’ils ont une vingtaine de ruches et qu’ils ne savent pas s’en servir, les habitants de Dougoum souhaitent recevoir une formation. Nous achetons du matériel en France et faisons cette initiation à 5 apprentis apiculteurs.

     

    Après avoir passé l’année scolaire 1978-1979 comme enseignants

    au collège Charles de Foucault,

    nous revenons en janvier 2012

    pour assurer un remplacement à La Nativité.

    C’est là que Yacine nous parle de DOUGOUM…

     

    Yasine (15)

  • Le tableau noir des femmes

    Le tableau noir des femmes

    Une femme de Dougoum, c’est un sourire ! Mais pour une femme de Dougoum, comme pour beaucoup de femmes en Afrique, une journée se passe dans la souffrance.

    – Elle doit aller chercher des dizaines de litres d’eau au puits et les porter sur le dos.

    – Elle doit passer beaucoup de temps à chercher du bois, à tisser des nattes, à battre le beurre, à cuisiner, à faire la vaisselle et la lessive dans 2cm d’eau…

    – Puisqu’on ne voit rien la nuit à partir de 18h30… elle doit se passer de télé, de livres…

    – Puisqu’elle n’a pas d’argent, elle n’a jamais vu de médecin, de dentiste, ni absorbé le moindre médicament… Elle doit alors endurer les douleurs.

    – Elle doit subir la faim qui tenaille le ventre en période de disette, ou manger les restes de farine et de riz…

    – Elle doit faire 20 km à pieds pour aller en ville en cas d’urgence (autant pour le retour) …

    – Elle doit accepter que son mari dépense l’argent de la famille pour sa botte de khat.

    – Elle doit ravaler la honte de ne pas savoir compter l’argent qu’on lui propose pour sa vannerie… de ne pas savoir non plus lire un message téléphonique…

    – Elle doit accepter de se marier le plus tôt possible (14 ans) pour avoir un maximum d’enfants avant d’être vieille (40 ans)

    – Elle doit accepter les violences sexuelles faites traditionnellement aux femmes…

    – Elle doit supporter l’idée que son mari, son père, ses frères ont des droits qu’elle n’a pas.

    Le but de l’association des Abeilles de Dougoum, c’est de les aider à vaincre ces souffrances.

  • PALUDISME et autres

    PALUDISME et autres

    Après les pluies de cet hiver,

    les moustiques ont pullulé dans les villes et les villages.

    Ceux qui n’ont pas pu ou pas su se protéger

    ont subi de fortes crises de paludisme.

    Comme en 2014, nous ferons en 2021 une visite sanitaire au village

    et aux alentours pour apporter des soins

    mais aussi pour analyser les priorités en matière de santé.

    Le voyage d’un médecin et d’un infirmier était prévu pour le début de l’année 2021,

    mais en raison de la situation sanitaire en Europe, ce voyage est reporté au prochain hiver.

  • Protéger la nature pour protéger l’humanité

    Protéger la nature pour protéger l’humanité

    Ici, peut-être plus qu’ailleurs, la nature doit être surveillée et protégée.

    Les êtres humains devront quitter cette terre, si rien n’est fait rapidement.

    Il est important de 
    – lutter contre la destruction de la forêt, causée par la fabrication du charbon de bois
    – lutter contre la disparition des plantes, causée par la surabondance des troupeaux
    – lutter contre le manque d’eau, causé par l’incapacité à la maîtriser et à la consommer sans excès
    – lutter contre la disparition de la vie animale, causée par la sécheresse et la désertification.

    Les actions à mener :
    – informer, menacer, sanctionner tous les fabricants de charbons de bois
    – informer, menacer, sanctionner les bergers et les propriétaires des troupeaux
    – développer les centres forestiers surveillés
    – créer des vergers
    – développer les ruchers
    – interdire la chasse et les animaux errants
    – créer des points d’eau et maîtriser les oueds par de petites retenues

  • Tout un fromage !

    Tout un fromage !

    Pour améliorer l’alimentation des femmes et des enfants, Jean-Marie a proposé aux bergers de Dougoum, en janvier 2015, une formation pour la fabrication de fromage de chèvre.

    Plusieurs Dougoumois se sont intéressés à ce qui, pour eux, était une grande découverte.
    Nous avions apporté de France de la présure et des faisselles.

    ASPECTS POSITIFS

    – le troupeau est assez grand pour produire quelques litres de lait par jour.

    – la technique de fabrication est simple et rapidement assimilée par les volontaires.

    – cette production est peu onéreuse quand on possède le matériel de base.

    – le fromage frais convient au goût de la plupart des habitants.

    – avec un réfrigérateur, le fromage peut être gardé plus durablement que le lait.

    – le fromage frais est savoureux, moelleux et d’un arôme subtil. Salé ou sucré, on peut le fabriquer en y ajoutant divers ingrédients… piment, cardamome, ciboulette, roquette …

    – le fromage frais peut être vendu et rémunérer les bergers.

     

     

     

    MAIS :

    – les habitants, qui consomment le lait caillé avec de la farine, n’en laissent qu’une très petite quantité pour le fromage
    – les chèvres ne peuvent pas produire de lait pendant les mois d’été ou en période de sécheresse
    – les règles d’hygiène sont difficiles à respecter
    – les habitudes alimentaires n’évoluent que difficilement.

     

    CONCLUSION :


    Quand les chèvres produisent suffisamment de lait, la production de fromage peut fournir un revenu substantiel au berger-fromager. 

    Les débouchés existent, les amateurs sont nombreux.

    Houmed Seik a commencé une petite production. Il a pu l’écouler à Tadjourah et en retirer quelques revenus.

     

    Matériel nécessaire:

    – des faisselles (qu’on trouve en supermarché en achetant du fromage blanc)
    – de la présure, achetée en pharmacie en France  (Il n’y en a pas actuellement à Djibouti).
    – un garde-manger pour permettre la fermentation du fromage sans qu’il soit attaqué par les insectes.
    – un frigo pour garder le fromage au frais avant la vente



    Nous avons installé un frigo solaire.

     

    Le fromage de Dougoum !
     
    Houmed Seick, fromager officiel, à l’œuvre. Quelques goutes de présure, une dose de patience,

     

    et après quelques heures, le petit lait peut être séparé. La faisselle est sortie, on vide le pot.

     

     

     
    Puis, selon les goûts, on laisse le fromage s’affiner quelques jours. Mais à Djibouti, en raison de la chaleur, il vaut mieux mettre le fromage frais dans un réfrigérateur jusqu’à la vente.

     Et là, quelle récompense !

     

    Ce n’est pas bio, mais c’est garanti sans produit chimique et c’est local:
    ce sont les chèvres de Dougoum, le savoir-faire de Dougoum !

     
     Une expérimentation : peut-on faire du fromage avec les moyens du bord, sans le récipient adéquat (faisselle) ? 

     
    LES OBJECTIFS 

    – produire un fourrage suffisant pour le troupeau producteur de lait

     – augmenter la production laitière

    – trouver une méthode d’affinage du fromage malgré la forte chaleur et l’humidité importante

    – améliorer l’hygiène lors de la collecte du lait et de la fabrication du fromage 
     
    – trouver un débouché pour les fromages. Nous avons une première piste avec Moussa, le patron de l’hôtel Corto Maltese à Tadjourah, qui a beaucoup apprécié notre échantillon.
     
  • Camille. Enseignement et hygiène !

    Camille. Enseignement et hygiène !

    « Camille est enseignante de Français (langue étrangère) à La Rochelle.
    Elle s’est arrêtée à Dougoum en revenant de Dittilou.
    J’ai trouvé ses photos sur Google, je l’ai contactée…
    Elle a tout de suite voulu remplir une mission
    auprès des habitants du village.
    On a travaillé ! Elle s’est impliquée complètement.
    Le 9 avril 2018, elle est partie pour former les habitants sur l’hygiène et sur la professionnalisation. »  
    JMC

    Le constat : les déchets humains provoquent une importante insalubrité dans beaucoup de villes et de pays.

    Mouches et moustiques se multiplient.

    Ils transportent les microbes et les virus.

    Le remède : au lieu de laisser les déchets organiques en pleine nature ou dans des trous au contact des nappes phréatiques, il convient de les rassembler, de les faire sécher et de les laisser se dégrader lentement.

    Le stockage : les habitants font des constructions en pierres dans lesquelles ils déposent les déjections recouvertes de cendres.

    Les moyens : l’association des Abeilles de Dougoum a financé pour chaque famille l’achat de seaux hygiéniques, un pour les déchets, un pour les cendres et un pour l’eau. 

     

    La finalité : la matière est ainsi abandonnée pendant une année. Après quoi, elle sera réutilisée pour l’amendement des jardins.

  • Une infirmerie à Dougoum

    Une infirmerie à Dougoum

    En février 2015, nous avons restauré une case en pierre

    pour en faire une infirmerie.

    Sol en mortier, fenêtres et porte réparées. 

     

     


    Nous avons aussi acheté un réfrigérateur alimenté par des panneaux solaires.

    Nous avons demandé aux infirmières de Caritas si elles pouvaient aller à Dougoum pour lancer notre programme santé.

    Voici ce que nous a écrit l’infirmière Florence qui a passé quelques jours au village avec 3 autres infirmières :

    « Tout s’est très bien passé à Dougoum, nous avons pu faire la visite médicale de 66 villageois dont des consultations de femmes enceintes. Leur état de santé est très bon, beaucoup de douleurs dorsales liées à leurs conditions de vie… Seule un cas grave d’asthme (qui n’a pas voulu que je la fasse hospitaliser).

    L’installation des panneaux solaires a été très rapide et le frigo a été fonctionnel très rapidement !

    Nous avons trié et rangé les médicaments, puis réalisé des actions d’éducation à la santé : comment  nettoyer le nez d’un enfant , que faire en cas de diarrhée, de constipation, de brulure.

    Nous avions amené beaucoup de vêtements que nous avons distribués.

    Avant notre départ, nous avons été reçu par le médecin chef de l’hôpital de Tadjourah à qui nous avons fait des transmissions très précises sur l’état de santé des villageois. Puis le sous préfet nous a également accueilli.

    Un reportage télé (que je n’ai pas pu voir hélas !) a également été réalisé, sur nos actions, nous n’avons pas manqué de parler des « Abeilles de Dougoum » à tous nos interlocuteurs !   

    C’est un très beau souvenir, je suis très heureuse d’avoir pu le vivre.. »

    Les travaux du « Projet Infirmerie »

    Feuilles de palmiers doum pour le toit,

     

    la porte consolidée et repeinte,

    sol cimenté et fenêtre réduite.

     
     
     

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  • Bilan Santé de février 2014

    Bilan Santé de février 2014

    Marie-Luce et Marc témoignent :

    « Dès le lendemain de notre arrivée à Dougoum, nous nous présentons devant chaque famille. Les petites consultations débutent.

    Notre démarche est d’essayer de soulager les souffrances des habitants en utilisant notre expérience d’infirmier et surtout sans se faire passer pour des docteurs. 
    L’observation mutuelle est de courte durée, une ambiance conviviale s’installe et nous pouvons échanger en toute sincérité et confiance, prodiguer des petits soins éducatifs et préventifs.
    Ce que je note tous les jours c’est une demande d’aide pour soulager «la douleur »  (musculaire, articulaire, pulmonaire, déchirure musculaire, dentaire,….). Un peu de paracétamol ? La question est posée avec le sourire, le seuil de tolérance à la souffrance est plus élevé que chez l’européen.

    Les pathologies que nous avons rencontrées et essayé de soulager :

    Chez les enfants : 

    ·distribution d’un traitement vitaminé antirachitique pour un mois (11 enfants vont en bénéficier).           

    ·ablation d’un corps étranger dans l’oreille droite        

    ·3 cas de fièvre soulagés

    ·1 Suivi et surveillance de toux grasse  

    ·traitement d’une diarrhée et vomissement   

         

    Chez les femmes :

    ·Traitement de 8 cas de fièvre avec succès

    ·Traitement de  9 cas de douleurs articulaires, musculaires, et névralgies invalidantes

    ·4 cas de conjonctivite

    ·2 cas d’hématome douloureux soulagés

    ·3 cas de cystite traitée

    ·2 cas de brulures gastrique soulagées

    ·Suspicion abcès du sein chez une jeune maman qui allaite 

    Chez les hommes:

    ·1 sciatique invalidante

    ·1 Otite sévère OG

    ·Plaie purulente à un pied droit, nécessitant une incision d’évacuation du pus

    ·2 conjonctivites

    ·Infection pulmonaire adulte cachexique avec lésions cutanées

    ·Douleurs musculaires et articulaires soulagées

    ·1 hernie scrotale soulagée

    Par ailleurs :
    Nous nous sommes mis en relation avec un agent de santé du village d’ARDO pour régulariser une visite auprès des habitants de Dougoum; une malle de petits matériels de soins et de médicaments de première nécessité sera à sa disposition chez une famille de Dougoum.

    Nous avons formé deux jeunes femmes du village pour prodiguer les petits soins d’hygiène sanitaire lors de blessures, ainsi que les premiers secours.

    Nous avons mis en partenariat l’hôpital de Tadjourah et un hôpital de France (à Rumilly) pour un don d’appareils de diagnostic. (Pas de nouvelles à ce jour)

    Nous avons eu une discussion avec la matrone du village sur sa position face à la demande des excisions.
    (Il n’y a plus d’excisions totales depuis 2 ans, seulement un bout de peau du clitoris……)

    Nous avons visité le centre de formation des personnels de santé à Djibouti, une offre de coopération pour participer à leur formation a été faite.

  • Une alimentation déséquilibrée

    Une alimentation déséquilibrée

    Les habitants de Dougoum mangent peu et boivent peu, toujours au détriment de leur santé.

    Mais ils savent recevoir et accueillir leurs invités !

    Sur place, les cuisinières peuvent proposer

    le  lait de vache ou de chèvre,  la viande du cabri, quelques légumes, des dattes et des mangues.

    Ils achètent du riz, des pâtes, des lentilles,  des pommes de terre…

    A leurs visiteurs, ils offrent habituellement

    le thé, des galettes, des beignets ou  des crêpes,

    des légumes accompagnées de sauces douces ou pimentées. Ils sont capables aussi de proposer des entremets glacés.  

    Mais cette apparente abondance

    ne doit pas cacher la réalité :

    une alimentation frugale et monotone ne les protège pas beaucoup contre les maladies.

    L’absence de vitamines et par contre l’excès de glucides les conduisent souvent vers des problèmes

    qu’ils n’ont pas les moyens de résoudre.