Catégorie : Alimentation

Alimentation

  • Infos d’avril 24

    Infos d’avril 24

    Après l’assemblée générale

    Après avoir découvert le bilan moral et le bilan financier de l’association, le Conseil d’Administration a validé la reconduction du bureau précédent. Ahmed : interprète / Christelle : secrétaire / Marie-France : trésorière / Camille : vice-présidente / Jean-Marie : président.

    Prochaine visite à Dougoum

    C’est Emmanuelle, la maman de Camille, notre vice-présidente, qui se rendra prochainement à Dougoum. Ce séjour lui est facilité par la présence d’un membre de la famille dans les forces françaises à Djibouti. Emmanuelle connaît bien l’art de la broderie. Elle aura probablement un entretien très professionnel avec les femmes du village.

    Pluies dangereuses

    Le village sous la pluie vu depuis la fromagerie

    Il a beaucoup plu sur Djibouti et Tadjourah ces derniers jours. Pour les habitants, la moindre goutte d’eau est un bonheur. Ils ne se méfient pas assez des courants qui dévalent des montagnes. Sur le pays, on dénombre au moins une quinzaine de victimes. On ne sait pas encore s’il y a des dégâts à Dougoum.

    Vers des jardins écoresponsables

    Vincent et un ami travaillent sur une parcelle de tomates sous les yeux de futurs jardiniers…

    Le projet d’hydroponie à Dougoum a montré ses limites et ses faiblesses. Il va falloir mettre en oeuvre l’installation de jardins familiaux (un jardin pour une famille) plus grands et plus respectueux de la nature, à l’image du jardin communautaire que nous avons créé en 2015. Nous y travaillons.

    Hygiène surtout !

    Camille a poursuivi son projet de distribution de culottes menstruelles auprès des femmes, mais elle a également continué son travail d’hygiène dentaire auprès des élèves de l’école. Indispensable quand on connaît la quantité de friandises apportées par les touristes.

    Au mariage d’Hasna

    Au mariage d’Hasna (au centre), Camille (à droite) a rencontré Cloé (à gauche). Cette jeune femme travaille pour l’Agence de Protection de l’Environnement, Elle nous a demandé d’écrire un projet pour protéger la nature autour du village. Nous y travaillons !

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  • Infos de mars 24

    Infos de mars 24

    Assemblée Générale du 7 mars

    Nous serons très heureux de vous retrouver

    le 7 mars à la Maison du Quartier de l’Hippodrome de Châtelaillon-Plage à 18h30.

    Camille et Vincent à Dougoum

    Camille et Vincent sont de retour. Ils ont passé quelques jours à Dougoum pour évaluer la situation et relancer les projets concernant les jardins, la fromagerie, l’infirmerie et la classe maternelle.

    Les étudiants de l’I.U.T. de La Rochelle

    Ils poursuivent leur action en faveur de l’Association des Femmes-Abeilles. Vente de chocolats, participation à la semaine de la Solidarité.

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  • Infos de février 24

    Infos de février 24

    Nagacé et les femmes de Dougoum

    Au mois de décembre dernier, Naïda est venue parler de ses projets commerciaux aux femmes de Dougoum. Cette jeune femme de La Rochelle a présenté l’entreprise Nagacé qu’elle a créée avec Alek et qui vendra en Europe les vanneries des femmes afars.

    Des maisons, des vraies !

    Les 40 familles de Dougoum vont pouvoir enfin habiter des maisons solides et pourront se protéger des éléments souvent violents dans cette région. Chaque couple avec enfants trouvera une petite cour qui donnera sur deux pièces et sur une salle de toilette. Ces maisons ne sont pas destinées à un habitat permanent. Les villageois tiennent à conserver leurs enclos et leurs cases selon leurs traditions.

    Camille et Vincent

    À la fin du mois, Camille et Vincent iront passer quelques jours à Dougoum. Ce sera une première pour Vincent qui va s’impliquer dans le développement des jardins du village. Mais pour Camille c’est devenu une habitude de porter son soutien efficace à toutes les femmes-abeilles de cet ancien campement de nomades. Elle contribuera à l’amélioration de l’hygiène en leur apportant des culottes menstruelles et des produits de toilettes, si couteuses dans leur pays.

    Attestations de don

    Les attestations de don ont été envoyées par mail à chaque donateur. Évidemment, si vous avez été oublié, ou s’il y a une erreur, n’hésitez ps à nous le faire savoir.

  • La chaîne du froid à Dougoum

    La chaîne du froid à Dougoum

    Les Dougoumois peuvent enfin rafraîchir leurs boissons. Ils pourront surtout garder au frais leur production de légumes et de fromages.

    Grâce aux dons des adhérents,

    l’A.F.A. a financé l’achat d’un réfrigérateur solaire. L’énergie est stockée dans deux batteries.

    Et pour ne pas rompre la chaîne du froid, l’A.F.A. a également acheté une glacière qui fonctionne en 12v et en 220v. Elle permettra d’amener les produits alimentaires à Tadjourah ou à Djibouti, soit pour les vendre soit pour les consommer.

    C’est un beau progrès sur le plan sanitaire !

    Détail important : les villageois qui sont hospitalisés à Tadjourah ou à Djibouti sont nourris par leurs familles.

    Nous sommes convaincus que des fruits, des légumes ou des oeufs frais aident les malades à améliorer leur santé. .

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  • HISTOIRE DE NOS PROJETS

    HISTOIRE DE NOS PROJETS

    TOUS CES PROJETS ONT ÉTÉ POSSIBLES GRÂCE À L’ÉNERGIE DE DAOUD, DES FEMMES DE DOUGOUM ET DES DONATEURS !

    LE PROJET « BARRAGE »

    DÉCEMBRE 2019

    Nous construisons, avec une vingtaine d’ouvriers dirigés pas Houmed Seik, un barrage sur le petit oued qui longe le puits Bouya. Le but est de ralentir la course des eaux vers la mer, de créer une réserve qui permette de s’infiltrer dans le sol et d’alimenter la nappe phréatique qui se trouve à quelques mètres sous terre.

    LE PROJET « PROFESSIONNALISATION »

    AVRIL 2018

    Camille Panier à entamé une initiation à la « professionnalisation ». Il s’agit de repérer les compétences individuelles, d’enseigner quelques méthodes commerciales et de projeter les habitants vers une « économie de marché » au sein du village.

     
    LE PROJET « TOILETTES SÈCHES »

    AVRIL 2018

     Parce que les déchets humains abandonnés dans la nature propagent les microbes apportés par les mouches et les moustiques, nous finançons l’installation de toilettes sèches. Camille Panier va sur le terrain en faire la pédagogie. Les habitants de Dougoum pourront ainsi éliminer les cendres de leurs cuisines et créer du compost.

     

    LE PROJET « CHERCHEUR D’EAU »

    JANVIER et FÉVRIER 2017

    Parce que l’eau est un combat permanent, nous invitons Philippe Tepasso, un sourcier français, pour trouver d’éventuels filons d’eau souterraine dans la vallée de Dittilou. En 4 ans, les habitants de la vallée ont creusé, un peu au hasard, 5 puits : un seul a donné un bon résultat ! Des sites sont repérés à Dougoum, à Maddala et à Guihimbi. 

     Le PROJET « UNE ENSEIGNANTE ITINÉRANTE »

    JANVIER – MAI  2017

    Les femmes de Dougoum souhaitaient pouvoir apprendre à lire et à écrire sur une période plus longue. Les femmes de Guihimbi étaient aussi désireuses de participer à cette formation. Céline Weber a passé quatre mois, seule européenne dans ces 2 villages, a enseigner la lecture, l’écriture et le calcul auprès des adultes. Elle a aussi travaillé auprès des enfants.

    LE PROJET « POULAILLER »

    FÉVRIER 2017

    Apprenant l’existence d’un élevage de poules à Randa, nous construisons un poulailler dans lequel nous mettons 5 poules pondeuses. Un vrai succès qui va servir d’exemple pour l’installation d’un poulailler dans chaque famille. Pour rappel : les oeufs sont un apport très intéressant de protéines.

     

    LE PROJET « CANALISATION SANITAIRE »

    FÉVRIER 2017 

    Nous proposons aux habitants du village de collecter les eaux usées et de les diriger vers le jardin en enfouissant des tuyaux en PVC. 

    LE PROJET « FORMATION AU FROMAGE »

    FÉVRIER 2016

    Pour poursuivre un travail commencé en 2015, nous apportons au village de la présure et des faisselles. Nous formons quelques habitants de Dougoum à la fabrication de fromage. Avec l’aide de la F.A.O. ils forment eux-mêmes une vingtaine d’habitants de plusieurs villages de diverses zones agropastorales.

    LE PROJET « CHÈVRES LAITIÈRES »

    JANVIER 2016

    Avec l’aide de la FAO, nous étudions la possibilité de créer un petit troupeau de chèvres laitières, nourries au fourrage qui poussera dans notre grand jardin, afin de développer la production de lait à partir duquel les habitants pourront faire un excellent fromage de chèvre frais.

    LE PROJET « DOUCHES SOLAIRES »

    FÉVRIER 2016

    Quelle joie pour ces enfants qui découvrent le plaisir d’une bonne douche d’eau chaude ! Un pas en avant vers une meilleure hygiène.

    LE PROJET « FRIGO SOLAIRE »

    JANVIER 2016

    Pour pouvoir conserver à la fois les médicaments et les fromages frais, nous avons installé trois panneaux solaires, deux batteries, un transformateur et un réfrigérateur.

     
    LE PROJET « CENTRE ARTISANAL »

    JANVIER 2016

    Nous participons à la conception et au financement d’un centre artisanal. Ce bâtiment rassemble la production des femmes du village. Les touristes n’ont plus qu’à choisir…  

    LE GRAND JARDIN

    FÉVRIER 2015

    Le grand jardin a vocation de produire du fourrage pour les chèvres. Nous le développerons quand l’eau sera plus abondante au village. Nous devons trouver des fournisseurs de « sudangrass », une plante fourragère adaptée à ce climat. Puis, il faudra créer des greniers à fourrage. Pour en améliorer la production, nous devrons acheter des filets pare-soleil. 

    LE PROJET ‘PUITS BOUYA »

    JANVIER 2015 

    Creuser un premier trou de 9 mètres avec une dizaine d’hommes, puis en creuser un autre de 6 mètres et, soudain, voir couler un abondant filet d’eau : le bonheur !

    LE PROJET « ADDUCTION ENTERRÉE »

    JANVIER 2015

    Pour joindre le puits et le village, il a fallu creuser une tranchée de 1 km sur 50 cm de profondeur, y déposer une conduite d’eau en PVC et reboucher le tout !

    LE PROJET « GRANDE CITERNE »

    JANVIER 2015

    Jusqu’à 24 ouvriers ont été nécessaires pour édifier cette citerne de 32 m3 et pour la relier à une fontaine.

    LE PROJET « PHARMACIE ET INFIRMERIE »

    JANVIER 2014

    Créer une infirmerie et compléter le stock de médicaments en renouant les liens avec l’hôpital de Tadjourah sont deux actions prioritaires de chaque année.

     

    LE PROJET « COMPTES BANCAIRES »

    FÉVRIER 2014

    En 2014 et en 2015, nous ouvrons des comptes bancaires à 18 femmes du village. Maintenant, grâce à l’école, elles savent signer et lire les documents bancaires.

     
     

    LE PROJET « CENTRALE ÉLECTRIQUE »

    JANVIER 2014 

    Pour pouvoir recharger leurs téléphones, les tablettes ou les ordinateurs des visiteurs, il était important de créer une petite centrale électrique solaire.

     

    LE PROJET « ÉQUIPEMENT EN MATÉRIEL »

    FÉVRIER 2014

    Nous avons acheté les outils nécessaires aux divers travaux dans le village (bricolage, jardinage, apiculture, menuiserie…)

     

    LE PROJET « JARDINS PERSONNELS »

    FÉVRIER 2014

    Apporter les graines et enseigner les techniques pour produire des tomates, des courgettes, des melons, des pastèques…

     

    LE PROJET « GRAND SERVICE »

    FÉVRIER 2014

    Nous achetons un grand service de plus de 200 pièces (couverts, verres, marmites, plats … C’est nécessaire pour chaque mariage, pour chaque enterrement, pour les fêtes etc… Jusqu’à présent, ils devaient les louer !

     

    LE PROJET « FOUR SOLAIRE »

    FÉVRIER 2014

    Nous fournissons à une famille un four solaire pour en vérifier la nécessité et l’utilisation. Problème : le soleil n’est pas souvent présent en hiver. Et ce matériel s’avère trop fragile !

    LE PROJET « TROU À ORDURES »

    FÉVRIER 2014

    Puisqu’il n’existe aucun ramassage des ordures dans la région, les habitants de Dougoum acceptent de ramasser tous les déchets et de les rassembler dans un grand trou.

    LE PROJET « TERRAIN DE FOOT »

    FÉVRIER 2014 

    Tout le village est occupé par de grosses pierres qui rendent la marche malaisée. Nous décidons de tracer et de nettoyer un terrain de jeux qui servira aussi de lieu de réunion et de fêtes.

    LE PROJET « RÉPARATION DE LA VOITURE »

    FÉVRIER 2014

    Réparation de l’unique voiture du village grâce aux dons ( 1000 €), collectés par l’intermédiaire de ULULE, pour l’achat des pneus, la réparation du système de freinage, des suspensions et de l’ensemble des circuits (électrique, eau, huile).

    LE PROJET « PARC ARBORÉ »

    FÉVRIER 2014

    Nous avons acheté une cinquantaine d’arbustes, d’essences locales, pour apporter un peu de fraicheur au village. Et nous avons financé leur entretien par les femmes de Dougoum.

    LE PROJET « INFIRMIERS À DOUGOUM »

    JANVIER 2014

    Avec Marie-Luce et Marc, infirmiers à La Rochelle, nous faisons un bilan santé des enfants et des femmes du village. Nous proposons une information pour l’amélioration de l’hygiène et de l’alimentation, nous apportons les soins de première nécessité et nous expliquons la politique du Ministère de la promotion de la Femme en matière d’excision, de contraception et de maladie.

    LE PROJET « BÂCHES DE TOITURE »

    A partir de 2013…

    Pour que les familles puissent passer l’hiver au sec, pour éviter rhumes et bronchites, nous avons équipé chaque case d’une bâche plastifiée, comme dans les autres villages.

    LE PROJET « LAMPES SOLAIRES »

    A partir de 2013…

    Nous veillons à équiper chaque famille d’une lampe solaire. Cet équipement leur permet de pouvoir continuer à vivre normalement après 18h30 (coucher du soleil) et à éviter la pollution par les piles électriques.

     

    LE PROJET « GRAND RUCHER »

    FÉVRIER 2013

    Après avoir équipé les ruches de cadres et de cire, nous créons un grand rucher, tourné vers l’Est, sur une colline dominant le village. Créer des plateformes, un enclos de branches pour le délimiter, un chemin d’accès, tout cela prend beaucoup de temps et d’énergie. Pour finir, nous finançons un gardien. 

    LE PROJET « COOPÉRATIVE »

    JANVIER 2013

    David fait construire une case où nous rassemblerons tout le matériel que nous avons acheté ou acquis pour le village.

    LE PROJET « VILLAGE PROPRE »

    JANVIER 2013

    Sous l’impulsion de David, avec l’aide des enfants,  nous invitons les Dougoumois à créer des rues dans le village en nettoyant le terrain des plastiques et des pierres qui les encombrent.

     

    LE PROJET « GRAINES POUR DOUGOUM »

    JANVIER 2013

    Nous apportons des graines de légumes –betteraves, choux, piments, tomates- pour les 16 enclos familiaux. Nous apprenons aux habitants de Dougoum à créer de mini-jardins avec l’aide d’Houmed Ibrahim.

     

    LE PROJET « ÉCOLE »

    JANVIER 2013

    David a fait construire une case-école. Nous travaillons auprès des habitants qui veulent apprendre À LIRE, À ÉCRIRE, À COMPTER, mais aussi pour qu’elles abandonnent certaines pratiques dangereuses ou négatives : l’excision, l’enfumage des bébés, certaines superstitions, …

    LE PROJET « RESTAURATION DE LA VIEILLE MOSQUÉE »

    JUIN 2012

    Yacine et ses coreligionnaires financent la restauration de la vieille mosquée. Yacine a fait les plans, a choisi le matériel et a suivi une bonne part des travaux.

    LA CRÉATION DE DEUX ASSOCIATIONS

    MARS 2012

    Nous créons l’association française des Abeilles de Dougoum. Mais, pour pouvoir travailler à Dougoum, nous créons aussi l’association djiboutienne des Habitants de Dougoum
    dont DAVID SERA LE PRÉSIDENT.

    LE PROJET « COLIS POUR DOUGOUM »

    A partir de 2012…

    Chaque mois, nous remettons des colis envoyés par des Français: chaussures, vêtements, matériel scolaire, alimentation, jouets, bijoux…

    LE PROJET « FORMATION À L’APICULTURE »

    FÉVRIER 2012

    Parce qu’ils ont une vingtaine de ruches et qu’ils ne savent pas s’en servir, les habitants de Dougoum souhaitent recevoir une formation. Nous achetons du matériel en France et faisons cette initiation à 5 apprentis apiculteurs.

     

    Après avoir passé l’année scolaire 1978-1979 comme enseignants

    au collège Charles de Foucault,

    nous revenons en janvier 2012

    pour assurer un remplacement à La Nativité.

    C’est là que Yacine nous parle de DOUGOUM…

     

    Yasine (15)

  • Tout un fromage !

    Tout un fromage !

    Pour améliorer l’alimentation des femmes et des enfants, Jean-Marie a proposé aux bergers de Dougoum, en janvier 2015, une formation pour la fabrication de fromage de chèvre.

    Plusieurs Dougoumois se sont intéressés à ce qui, pour eux, était une grande découverte.
    Nous avions apporté de France de la présure et des faisselles.

    ASPECTS POSITIFS

    – le troupeau est assez grand pour produire quelques litres de lait par jour.

    – la technique de fabrication est simple et rapidement assimilée par les volontaires.

    – cette production est peu onéreuse quand on possède le matériel de base.

    – le fromage frais convient au goût de la plupart des habitants.

    – avec un réfrigérateur, le fromage peut être gardé plus durablement que le lait.

    – le fromage frais est savoureux, moelleux et d’un arôme subtil. Salé ou sucré, on peut le fabriquer en y ajoutant divers ingrédients… piment, cardamome, ciboulette, roquette …

    – le fromage frais peut être vendu et rémunérer les bergers.

     

     

     

    MAIS :

    – les habitants, qui consomment le lait caillé avec de la farine, n’en laissent qu’une très petite quantité pour le fromage
    – les chèvres ne peuvent pas produire de lait pendant les mois d’été ou en période de sécheresse
    – les règles d’hygiène sont difficiles à respecter
    – les habitudes alimentaires n’évoluent que difficilement.

     

    CONCLUSION :


    Quand les chèvres produisent suffisamment de lait, la production de fromage peut fournir un revenu substantiel au berger-fromager. 

    Les débouchés existent, les amateurs sont nombreux.

    Houmed Seik a commencé une petite production. Il a pu l’écouler à Tadjourah et en retirer quelques revenus.

     

    Matériel nécessaire:

    – des faisselles (qu’on trouve en supermarché en achetant du fromage blanc)
    – de la présure, achetée en pharmacie en France  (Il n’y en a pas actuellement à Djibouti).
    – un garde-manger pour permettre la fermentation du fromage sans qu’il soit attaqué par les insectes.
    – un frigo pour garder le fromage au frais avant la vente



    Nous avons installé un frigo solaire.

     

    Le fromage de Dougoum !
     
    Houmed Seick, fromager officiel, à l’œuvre. Quelques goutes de présure, une dose de patience,

     

    et après quelques heures, le petit lait peut être séparé. La faisselle est sortie, on vide le pot.

     

     

     
    Puis, selon les goûts, on laisse le fromage s’affiner quelques jours. Mais à Djibouti, en raison de la chaleur, il vaut mieux mettre le fromage frais dans un réfrigérateur jusqu’à la vente.

     Et là, quelle récompense !

     

    Ce n’est pas bio, mais c’est garanti sans produit chimique et c’est local:
    ce sont les chèvres de Dougoum, le savoir-faire de Dougoum !

     
     Une expérimentation : peut-on faire du fromage avec les moyens du bord, sans le récipient adéquat (faisselle) ? 

     
    LES OBJECTIFS 

    – produire un fourrage suffisant pour le troupeau producteur de lait

     – augmenter la production laitière

    – trouver une méthode d’affinage du fromage malgré la forte chaleur et l’humidité importante

    – améliorer l’hygiène lors de la collecte du lait et de la fabrication du fromage 
     
    – trouver un débouché pour les fromages. Nous avons une première piste avec Moussa, le patron de l’hôtel Corto Maltese à Tadjourah, qui a beaucoup apprécié notre échantillon.
     
  • Création d’un rucher

    Création d’un rucher

          Les abeilles de la République de Djibouti sont nombreuses dans le massif du mont Goda, au nord du golfe de Tadjourah. Elles sont de petite taille, nombreuses et assez agressives. 

     

    Depuis quelques années, le village possède des ruches traditionnelles.


    Quand ils n’ont pas de ruches,

    plusieurs habitants de Dougoum visitent régulièrement des essaims sauvages dans la montagne.

    Ils en retirent des rayons qu’ils broient pour en recueillir un miel délicieux.

    Posséder des ruches modernes leur permet d’éviter ce broyage,

    de faciliter le travail des abeilles

    et d’accroître la production.

    La sécheresse limite le nombre de fleurs, surtout l’été :

    si personne ne nourrit l’essaim en période de disette,

    il risque de dépérir et de mourir de faim.


    Il a donc été nécessaire d’organiser un rucher délimité,

    surveillé, alimenté et protégé. 

    Sur la pente Est d’une colline, les habitants ont repéré un territoire intéressant.

     

    Ils ont créé des plateformes sur lesquelles ils peuvent disposer leurs ruches qu’ils doivent protéger de tous les prédateurs.

    Mais…

    Un premier projet a été momentanément anéanti

    par la sècheresse de 2013.

    Les jeunes essaims n’avaient pas assez de provisions,

    et le manque de floraison ne leur a pas permis de s’alimenter correctement.

    Le propriétaire des ruches a emporté son matériel pour le placer sur une zone plus fraîche.

    Le projet en cours :

    – acquérir une dizaine de ruches Langstroth ou Dadant
    – acheter un extracteur manuel pour 6 cadres et un maturateur
    – s’équiper en cadres, lève-cadre, cire gaufrée… 


     
  • François Gelez, un jardinier à Dougoum

    François Gelez, un jardinier à Dougoum

    Parmi les professeurs de La Nativité, nous avons rencontré François Gelez, installé pour une année à Djibouti, avec son épouse Isabelle et ses 3 enfants.

     
    L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_4591-1.jpg.



    Pendant plus d’une quinzaine d’années, il a exercé le métier de maraîcher en Corrèze (France).
    Dès que nous lui avons parlé de Dougoum, il a accepté de venir au village pour contrôler la santé des micro-jardins et pour donner des conseils afin d’améliorer les productions de légumes.

     



    Son passage à Dougoum est vite devenu très utile car des insectes étaient en train de dégrader toute la production de tomates en s’installant à l’intérieur de chaque fruit.



    Il nous a expliqué comment traiter les plantes biologiquement à moindre frais et comment il fallait les protéger du soleil.



    Il nous a donné de bons conseils pour le grand jardin où nous cherchons à faire pousser une plante fourragère, le sudangrass, une variété de sorgho adaptée au climat de l’Afrique de l’Est.

    Une fois le fourrage ramassé, il faut l’entreposer dans un grenier pour la saison chaude pendant laquelle la végétation est brûlée.


    François et sa famille vivent maintenant au Cameroun. 
    Merci à lui, à sa femme et à ses enfants.

     
     
     





  • Le Chantier Jardin

    Le Chantier Jardin

    Au début, il y avait un champ de pierres

    Un périmètre pour le jardin fourrager a été délimité

    non loin de la citerne.

    Puis il a fallu porter les pierres du mur d’enceinte.

    Les habitants de Dougoum ont tracé des parcelles de 3m de côté.

    Houmed Hassan Hamadou, de l’association ADIM,

    nous a donné 3 kg de graines de sorgho.

    Il s’agit de l’espèce « sudangrass », ou herbe du Soudan,

    originaire d’Afrique de l’est. 

    Le fourrage au village permettra de lancer le projet d’agro-pastoralisme.

    L’enjeu est grand : il s’agit de l’avenir des populations de la région,

    autrefois pasteurs nomades,

    aujourd’hui en grande partie sédentarisés,

    dans un contexte de sècheresse chronique.

    Le fourrage, couplé à une réduction du nombre de chèvres,

    permettra d’une part de réduire l’impact sur l’environnement

    et d’autre part de mieux nourrir les chèvres

    et donc d’augmenter la production de lait.

    Grâce à la proximité de l’eau, les habitants de Dougoum ont pu créer

    un grand jardin de 2500 m2 au coeur du village.

    Ce jardin a permis de poser plusieurs questions

    et de proposer quelques réponses:

    1) herbe fourragère ou légumes ?

    Le  fourrage permettra d’alimenter quelques chèvres pendant les mois de grande chaleur.

    2) des petites parcelles ou un grand ensemble ?

    Les petites parcelles permettent de protéger la terre avec de petits murets contre le vent et l’eau de ruissellement

    3) qui pourra utiliser le fourrage ?

    En attendant que toutes les parcelles soient cultivées, la production de fourrage sera partagée entre tous les bergers

    4) un jardinier pour le grand jardin ou un jardinier différent pour chaque parcelle ?

    Pour l’instant, un seul jardinier a besoin d’expérimenter différentes productions (foin, légumes, fruits…) sur l’ensemble du grand jardin

    4) mais la grande question, c’est : agro-pastoralisme ou non ?

    La production de fourrage doit permettre au troupeau de trouver son alimentation sur place sans dégrader le milieu.

    Il sera donc nécessaire de développer les jardins (en surface et en nombre) pour satisfaire tous les besoins.

  • Les mini-jardins

    Les mini-jardins

    La première découverte, c’était de découvrir que chacun peut cultiver son petit jardin et manger ses propres légumes. Mais, pour y parvenir, il fallait des outils, des graines et des techniques.

    Nous avons acheté du matériel de jardinage:

    2 brouettes, 2 pelles, 2 râteaux, 2 barres à mines, 2 pioches.

    Nous avons apporté près de 500 grammes de graines (tomates, poivrons, fèves, pastèques, lentilles…)

    Les habitants de Dougoum ont fait le reste : ils ont mélangé leur terre à du vieux fumier de chèvre, ils ont bien arrosé et tout s’est mis à pousser bien vite.