Catégorie : association

  • Ahmed Xika, papa !

    Ahmed Xika, papa !

    A la maternité de Tadjourah, Fatouma,

    l’épouse de notre secrétaire interprète Ahmed Xika,

    a donné le jour à une petite fille

    prénommée Kadiga, en l’honneur de sa grand-mère.

    La petite famille se porte bien.

    L’heureux papa, actuellement casque bleu au Soudan, reviendra dans son village pour voir son enfant à la fin du mois d’août 2020.

     
  • Le tableau noir des femmes

    Le tableau noir des femmes

    Une femme de Dougoum, c’est un sourire ! Mais pour une femme de Dougoum, comme pour beaucoup de femmes en Afrique, une journée se passe dans la souffrance.

    – Elle doit aller chercher des dizaines de litres d’eau au puits et les porter sur le dos.

    – Elle doit passer beaucoup de temps à chercher du bois, à tisser des nattes, à battre le beurre, à cuisiner, à faire la vaisselle et la lessive dans 2cm d’eau…

    – Puisqu’on ne voit rien la nuit à partir de 18h30… elle doit se passer de télé, de livres…

    – Puisqu’elle n’a pas d’argent, elle n’a jamais vu de médecin, de dentiste, ni absorbé le moindre médicament… Elle doit alors endurer les douleurs.

    – Elle doit subir la faim qui tenaille le ventre en période de disette, ou manger les restes de farine et de riz…

    – Elle doit faire 20 km à pieds pour aller en ville en cas d’urgence (autant pour le retour) …

    – Elle doit accepter que son mari dépense l’argent de la famille pour sa botte de khat.

    – Elle doit ravaler la honte de ne pas savoir compter l’argent qu’on lui propose pour sa vannerie… de ne pas savoir non plus lire un message téléphonique…

    – Elle doit accepter de se marier le plus tôt possible (14 ans) pour avoir un maximum d’enfants avant d’être vieille (40 ans)

    – Elle doit accepter les violences sexuelles faites traditionnellement aux femmes…

    – Elle doit supporter l’idée que son mari, son père, ses frères ont des droits qu’elle n’a pas.

    Le but de l’association des Abeilles de Dougoum, c’est de les aider à vaincre ces souffrances.

  • PALUDISME et autres

    PALUDISME et autres

    Après les pluies de cet hiver,

    les moustiques ont pullulé dans les villes et les villages.

    Ceux qui n’ont pas pu ou pas su se protéger

    ont subi de fortes crises de paludisme.

    Comme en 2014, nous ferons en 2021 une visite sanitaire au village

    et aux alentours pour apporter des soins

    mais aussi pour analyser les priorités en matière de santé.

    Le voyage d’un médecin et d’un infirmier était prévu pour le début de l’année 2021,

    mais en raison de la situation sanitaire en Europe, ce voyage est reporté au prochain hiver.

  • Le bureau en 2020

    Le bureau en 2020

     

    Le bureau de l’association comprend 5 membres

    Président : Jean-Marie Claudé



    Vice-présidente : Camille Panier



    Trésorière : Marie-France Claudé



    Interprète : Ahmed Mohamed Banoïta



    Secrétaire

    Christelle Maraigner

  • Protéger la nature pour protéger l’humanité

    Protéger la nature pour protéger l’humanité

    Ici, peut-être plus qu’ailleurs, la nature doit être surveillée et protégée.

    Les êtres humains devront quitter cette terre, si rien n’est fait rapidement.

    Il est important de 
    – lutter contre la destruction de la forêt, causée par la fabrication du charbon de bois
    – lutter contre la disparition des plantes, causée par la surabondance des troupeaux
    – lutter contre le manque d’eau, causé par l’incapacité à la maîtriser et à la consommer sans excès
    – lutter contre la disparition de la vie animale, causée par la sécheresse et la désertification.

    Les actions à mener :
    – informer, menacer, sanctionner tous les fabricants de charbons de bois
    – informer, menacer, sanctionner les bergers et les propriétaires des troupeaux
    – développer les centres forestiers surveillés
    – créer des vergers
    – développer les ruchers
    – interdire la chasse et les animaux errants
    – créer des points d’eau et maîtriser les oueds par de petites retenues

  • La nouvelle école

    La nouvelle école

    C’est en 2012 que nous avons commencé à donner des cours aux enfants dans le village de Dougoum.

    En 2013, Daoud nous a permis de démarrer l’alphabétisation dans une petite classe faite de branches et de cordes.

    Marie France a entretenu et organisé cette école pour les adultes et les jeunes enfants.

    En 2017, nous y avons installé pour quelques mois une enseignante itinérante, Céline.

    En 2018, Camille a continué ce travail.

    Puis nous avons présenté notre projet d’une école communautaire à Madame Moumina, ministre de la femme et de la famille qui l’a transmis au Ministre de l’éducation nationale.

    En 2019, une école en dur a été construite et un enseignant y a été nommé : Omar, aidé l’année suivante par un autre enseignant : Guedda.

    « Je tiens à remercier tout particulièrement

    Daoud qui rêvait de cette école

    et qui a beaucoup fait pour la faire exister.

    Marie-France qui s’est chargée de mettre en place la méthode et les outils pédagogiques.

    Monsieur Abdoulmalik, le préfet de Tadjourah qui nous a toujours soutenu.

    Madame la Ministre Moumina que nous avons rencontrée plusieurs fois pour mettre au point notre projet.

    Monsieur Mohamed Barkat Siradj qui à été notre relais efficace auprès de Monsieur le Ministre de l’éducation nationale dont nous apprécions l’efficacité.

    Les membres du bureau de l’association des Habitants de Dougoum : Le président Daoud, le trésorier Dodo, le secrétaire Ahmed Aden et le conseiller Ahmed Xika.

    Kadiga, Goumati et Petit Dodo qui ont travaillé discrètement et efficacement chaque jour depuis les débuts pour que vive cette école

    Les enseignants qui y ont travaillé bénévolement : Marie-France, Philippe, Céline et Camille.

    Je souhaite

    – aux jeunes professeurs qui viennent d’être nommés, une bonne année scolaire et une réussite exemplaire,

    – aux habitants du village beaucoup de force et de courage pour faire vivre leur école

    – aux enfants de Dougoum de profiter pleinement de la chance qu’ils ont de pouvoir apprendre dans ce beau village.

    Le Président des Abeilles de Dougoum. »

  • Alphabétiser: pourquoi?

    Alphabétiser: pourquoi?

    Le 1er objectif des Abeilles de Dougoum

    est d’apporter une identité et donc une dignité

    aux femmes du village qui n’ont pas pu aller à l’école.

    Elles ne sont plus obligées de signer par une croix…

    Marie-France

    et tous les enseignants qui sont venus à Dougoum

    leur ont appris

    à écrire leur nom

    à écrire le nom du village où elles habitent

    à écrire leur année de naissance…

    L’étude et l’écriture des nombres leur permettent

    de composer un numéro de téléphone

    de calculer leurs achats

    de vendre leur vannerie

    (faire une somme et rendre la monnaie…)

    Nous leur proposons un peu de vocabulaire usuel français

    pour qu’elles communiquent avec les touristes 

    et pour suivre un peu la scolarité de leurs enfants…

    Nous voulons ainsi favoriser l’émancipation des Femmes…

     

    Nous leur donnons la possibilité d’ouvrir un compte bancaire

    pour leur apprendre à gérer leurs économies (épargne),

    pour qu’elles aient une existence légale et autonome,

    pour qu’elles ne  dépendent pas toujours de la famille ou du conjoint

    et pour leur permettre d’avoir des projets (immobiliers, par exemple)

     

     
            

    La dignité d’une femme passe aussi par un peu de confort dans sa vie

    L’eau à proximité

    Du matériel électrique (éclairage, téléphone)

    Des toilettes

    Des bâches pour s’abriter

    Des médicaments

     
  • Céline : une enseignante itinérante

    Céline : une enseignante itinérante

     
     

    Céline Weber est invitée par l’Association à mettre en oeuvre le projet d’une « enseignante itinérante pendant plusieurs mois ».

     

    Le projet initial s’adresse aux femmes de 3 localités du nord de la République de Djibouti qui ont manifesté le souhait d’apprendre à lire, à compter et à écrire : Dougoum, Guihimbi et Ardo.




    BÉNÉFICIAIRES




    Les principales bénéficiaires d’une telle formation sont les femmes et les jeunes filles qui ne peuvent pas s’absenter de leur village ni de leur famille et qui n’ont jamais pu être scolarisées (ou trop brièvement).

    N.B. Les adultes de Dougoum ont pu bénéficier d’une première phase de ce programme, depuis janvier 2013, à raison de 3 ou 4 semaines par an. Après un premier bilan, il devient nécessaire de passer à la deuxième phase, une formation quotidienne pendant plusieurs mois.

    DURÉE DU PROJET

    Ce projet commence le 11 janvier 2017 et continue jusqu’au 22 juin 2017. Un bilan sera alors réalisé par le formateur, par l’Association des Abeilles de Dougoum et par les habitants des villages pour éventuellement reconduire le projet.

    COMITÉ D’EXÉCUTION

    Les représentants de l’Association des Habitants de Dougoum (aidée par l’association française des Abeilles de Dougoum) regrouperont des personnes des 3 villages pour  créer un comité d’alphabétisation qui étudiera la mise en application de chaque formation dans chaque village et pour analyser les besoins, le déroulement et le bilan de cette action.

    RESPONSABLES DU PROJET

    Daoud Ahmed Omar (Professeur d’Economie à Djibouti et trésorier de l’Association des Habitants de Dougoum), secondé par le Président de l’Association des Abeilles de Dougoum, Jean-Marie Claudé et par son épouse, Marie-France Claudé.

    ANIMATRICE DU PROJET

    Céline Weber, institutrice, 32 ans.
    Etudes : licence et maîtrise de Droit 
    Expérience professionnelle : Professeure des écoles 

    DESCRIPTION DU PROJET

    L’enseignante se rendra chaque semaine dans les deux villages concernés par le projet. (Par exemple : du samedi au mardi à Dougoum, le mercredi et le jeudi à Guihimbi).

    L’enseignante y assurera la formation à la lecture, à l’écriture et au calcul. Les cours pourront avoir lieu soit en matinée, soit en soirée. 

    NB Cette organisation pourra être modifiée en fonction des souhaits des personnes concernées…

     DESCRIPTION DES BESOINS

    Dans chaque village, un lieu sera défini pour que les habitants puissent y suivre leur formation. 

    La distribution du matériel scolaire sera organisée par les responsables du projet, secondés par l’association française des Abeilles de Dougoum.

    L’enseignante sera nourrie et logée par les habitants des villages.

    Sa propre formation sera complétée par les enseignants de l’Association des Abeilles de Dougoum.

    Le salaire mensuel de l’enseignante s’élèvera à 500 € pour cette période de 6 mois, soit un total de 3000 €. Cette somme sera prise en charge par les associations ou par un organisme qui en aura compris la nécessité.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    a)    Chaque personne de chaque village pourra utiliser un téléphone et un répertoire en cas d’urgence.

    b)    Chaque personne sera capable de recevoir les touristes dans le local artisanal, de préciser les prix de vente, de faire le total et de rendre la monnaie.

    c)    Chaque personne pourra lire une notice de médicaments et se soigner en toute sécurité.

    d)    Elle pourra suivre la scolarité de ses enfants et parfois même pourra les aider.

    e)    Elle pourra faire les calculs les plus simples de la vie courante : compter les heures et les jours, les animaux, calculer les quantités, les distances…

    f)      Elle pourra lire le journal, les affiches, les pancartes et se tenir informée.

    MISE EN ŒUVRE DU PROJET

    Dès l’acceptation du projet et dès l’arrivée de l’enseignant en janvier, les habitants pourront se mettre au travail dans chaque village, sous la responsabilité de l’Association des Habitants de Dougoum.







     OBJECTIF À PLUS LONG TERME




    Dès le début de la réalisation de ce projet, un enseignant djiboutien pourra suivre notre enseignante itinérante et se former à ses méthodes d’alphabétisation. L’objectif est que l’Education Nationale de Djibouti prenne conscience des besoins et finance des postes d’enseignants itinérants qui répondront à la demande des adultes qui n’ont jamais pu être scolarisés.

    Pour l’enseignante, le cahier des charges sera le suivant :
    Favoriser l’émancipation des Femmes…

    1)    Leur apprendre à lire, écrire, compter

    a.     pour qu’elles puissent téléphoner

    b.     pour qu’elles puissent s’informer

    c.     pour qu’elles puissent vendre leur artisanat

    d.     pour qu’elles puissent comprendre la ville (affiches, panneaux…)

    2)    Leur ouvrir un compte bancaire

    a.     pour leur apprendre à gérer leurs économies (épargne)

    b.     pour avoir une existence légale et autonome

    c.     pour ne pas dépendre de la famille ou du conjoint

    d.     pour leur permettre d’avoir des projets (immobiliers, par exemple)

    3)    Leur parler de leur corps

    a.     pour qu’elles refusent toute agression sexuelle

    b.     pour qu’elles interdisent les mutilations de leurs enfants

    c.     pour qu’elles prennent soin de leur santé

    d.     pour qu’elles adoptent les principes de l’hygiène corporelle

    e.     pour qu’elles fassent une alimentation saine et équilibrée

    4)    Leur enseigner l’utilisation

    a.     de l’eau

    b.     du matériel électrique (éclairage, centrale électrique, téléphone)

    c.     des fours solaires

    d.     des bâches pour s’abriter

    e.     des médicaments

    5)    Les aider à

    a.     sauvegarder leur environnement

    b.     transmettre leur culture et leurs connaissances

    c.     améliorer leur alimentation

    d.     gérer leur foyer


    L’enseignante : Céline WEBER
     
     
     
     
    EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
    Septembre 2016 – Décembre 2016
    Professeure des écoles – classe de CE1
    Lycée Français d’Alexandrie, Egypte
     
    Septembre 2015 – Juin 2016
    Professeure des écoles – classe de CP
    Ecole de la Nativité, Djibouti
     
    Septembre 2013 – Juin 2015
    Professeure de Droit et Management
    Institut de formation comptable européen, Strasbourg
    Classes BTS 1ère et 2ème année
     
    Janvier 2013 – Juin 2013
    Professeure en Communication et Gestion des Ressources Humaines
    Terminale STMG CGRH
    Lycée Saint-Joseph de Cluny, Mulhouse
    Novembre 2010 – décembre 2012
    Responsable de la gestion administrative et juridique des ressources humaines
    La Filature de Mulhouse, Scène nationale
     
    Etudes et diplômes
     
    2009 – 2010 Master II Droit et politiques des professions et activités artistiques
    Faculté de Droit, Université Paul Cézanne,
    Aix-Marseille III
     
    2008 – 2009 Maîtrise Droit Privé
    Faculté de Droit, Université de Haute Alsace
     
    2004 – 2008 Licence de Droit
    Faculté de Droit, Université de Haute Alsace
     
    2002 – 2004 BAC STT Gestion
    Lycée St Joseph de Cluny à Mulhouse
     
    2000 – 2002 BEP Métiers de la comptabilité
    Lycée St Joseph de Cluny à Mulhouse
     

     

  • Ahmed Xika

    Ahmed Xika

    Ahmed Xiqa est l’indispensable LIEN

    entre l’association française et le village de Dougoum.
    Il est né à Tadjourah, le 2 septembre 1989.

    Depuis 2013, il travaille dans la police djiboutienne.

    Il a commencé par nous servir d’interprète au village, puis il est devenu le secrétaire de l’association grâce à ses qualités de négociateur et à son activité régulière et efficace.

    Son rôle au sein de l’association des Abeilles de Dougoum

    est de nous relier presque quotidiennement aux habitants du village,

    d’analyser les problèmes

    et de nous proposer des solutions que nous pourrions financer.

    Il est également le vice-président

    de l’Association des Habitants de Dougoum,

    notre partenaire djiboutien.

  • Les 8 besoins fondamentaux

    Les 8 besoins fondamentaux

    De nos observations à Dougoum, nous avons pu dégager l’existence de 8 besoins indispensables pour qu’un être humain puisse tout simplement vivre.

    « Tous ceux qui n’ont pas accès aux 8 besoins fondamentaux

    doivent être les prioritaires de l’humanitaire !  »                                                                     

    C. H. E. M. I. N. E. R.  

    à Dougoum

    Communications

    Il est indispensable aux habitants des zones désertiques d’avoir des téléphones pour toutes les urgences et si possible une voiture en état de marche, des routes et des pistes carrossables.

    Habitat
    Toute famille doit trouver un lieu et un toit pour s’abriter des éléments naturels et s’inscrire dans un environnement dont il prend soin.

    Eau 

    Creuser un puits, installer une pompe solaire, enfouir la canalisation et construire une citerne, c’est une priorité absolue. 

    Médication

    Chaque habitant doit avoir accès aux médicaments dont il a besoin. À cela, doit s’ajouter une formation continue à l’hygiène et à une bonne alimentation.

    Instruction

    La lutte contre l’analphabétisme est capitale, parce qu’il est très important que chacun puisse s’instruire en matière d’alimentation, d’hygiène, de santé, de commerce… Mais aussi qu’il puisse s’intégrer à sa culture et à son pays.

    Nourriture 
    Dans les régions où l’agriculture est difficile, il faut trouver les moyens de nourrir les populations en sorte qu’elles puissent rester en bonne santé : manger des légumes, du miel, du fromage et des oeufs.

    Energie

    Une énergie gratuite est absolument nécessaire pour avoir de la lumière ou du courant électrique: nous avons créé une petite centrale pour le 12v. A l’infirmerie, nous avons installé une centrale de 4 panneaux solaires qui donnent du 220v. Au puits, nous avons installé une pompe solaire alimentée par 6 panneaux.

    Rémunérations 

    Il est essentiel que les hommes puissent travailler pour percevoir un juste salaire et pour pouvoir se nourrir correctement. Les villageois sont désormais bergers, fromagers, apiculteurs, maçons, jardiniers…